Droit au but

Et après…

Cette semaine, on a parlé du voyage du président Kabila Joseph à Matadi pour y organiser la réunion du conseil des ministres. Plusieurs propos ont été tenus. Certains jetaient des fleurs aux jeunes chefs d’état, disant qu’il avait enfin compris l’importance stratégique de la belle province, je parle de la province du Bas-Congo.

D’autres par contre accusaient le jeune chef de l’État de démagogue, de chercher à s’allier des puissants peuples Kongo pour asseoir son pouvoir sur l’ensemble de la RDC. Pendant ce temps, on oubliait que tante Ndomba (de Sona-Bata ou d’ailleurs entre Kasangulu et Nkenge) s’était levée tôt le matin car la veille le " chef de cité " était venu annoncé sous menace de forces amandes à tous ses administrés de se pointer sur la route nationale car le successeur de Mobutu devrait passer non en voiture décapotable mais en jeep 4 x 4.

Il ajoutait qu’il conduirait lui-même.

On oubliait aussi que pendant que le jeune Kabila découvrait les montagnes de Bangu, de Pala-Bala ou le pont de Mpozo, une quantité de gros camion était obligée de libérer la route plusieurs heures pour question de sécurité et que les gros arbres le long de la route étaient surveillés. Il fallait bien prévenir un coup d’État.

Oui le chef de l’état a finalement découvert la route Matadi-Kinshasa, il a compris l’importance de celle-ci dans l’économie nationale, il sait qu’on peut y passer une semaine pour arriver enfin à Kinshasa.

Sait-il qu’il y a moins d’une quinzaine d’années, il était possible de partir de Kinshasa le vendredi soir pour Matadi et de revenir sur Kinshasa le dimanche soir.

Sait-il que cette route a beaucoup apporté à l’ex Zaïre par le port de Matadi et les collectivités locales de la province du Bas-Congo en fournissant à Kinshasa et au reste de la république la richesse de ses campagnes?

De tout ce qui vient d’être dit, une chose est certaine; Kabila sait qu’on peut passer toute la semaine pour arriver à livrer aux Kinois de la nourriture des campagnes Kongo et que l’avenir de l’ex Zaïre y dépend aussi.

Mais l’avenir de ce pays préoccupe-t-il encore les politiciens?
Kabila a-t-il un plan pour l’ex Zaïre?
Bemba est-il prêt à lâcher le terrain qu’il occupe?
et les RCD?

Bref l’avenir de ce pays inquiète les humains que nous sommes mais ne préoccupe pas la classe politique car elle n’est pas formée d’humain.

Pendant ce temps à Loanda et dans les grands centres urbains angolais comme Uige, Mbanza Kongo, Tshiowa… on parlait de la rentrée scolaire.
Oui c’était la rentrée scolaire.
Et pourquoi l’année scolaire devrait-elle commencer en Septembre demandait nkaka Minguiedi de Soyo à son neveu qui vit dans la collectivité d’Assolongo de l’autre côté de Nzadi i'nene?

Et le neveu de répondre qu’il faut des grandes vacances en juillet, août comme en Amérique, Europe…

Oui je parlais de la rentrée scolaire, le ministre angolais de l’éducation parlait de maintenir le programme qui permettait de nourrir les écoliers au moins une fois par jour… N’est-ce pas que cela est une bonne chose quand on pense que manger est parfois une équation à plusieurs inconnue en pays Kongo.

Passez une bonne semaine…

J’allais oublier qu’à Mavoula (Mfoa ou Brazzaville), on s’indigne que le Congo-Brazza ait cessé d’exister sur le plan international depuis que l’ex-Zaïre est redevenu le Congo-démocratique… Tout cela pour le bonheur de Sassou Ngessou et des entreprises pétrolières du Kouilou (Pointe-Noire), c’est en pays Kongo aussi.

Ne-kongo reveillez-vous

Une provocation de

Londa M. Mavungu