Mise au point de l'Abako sur la date du 4 Janvier 1959,Révolution ou Indépendance de son Peuple?

A l'occasion de la date du 4 et 13 Janvier 2003 et suite aux deux brefs rapports de l'Abako sur la date du 4 Janvier 1959,publiés par la presse du Congo-Kinshasa en date du 3 et 4 Janvier de cette année,l'Abako en exil profite aussi de l'occasion pendant que certains de ses Dirigeants,Sages et de nombreux Ne-KONGO ont été arrêtés depuis l'année dernière et encore bien avant, croupissant encore dans les prisons de Kinshasa ou de l'intérieur, de pouvoir faire une mise point, susceptible de mieux éclairer l'opinion de tout le monde d'aujoud hui. Car, tout ce qui se passa à cette date là, avant ou après même ladite date, ne fut jamais entièrement écrit ou dit publiquement, puisque ce parti "l'Abako",a toujours  connu des menaces, des persécutions et des arrestations depuis la colonisation belge.

Ainsi, l'Abako remercie d'abord tous les Journaux qui se sont intéressés et qui ont osé ouvrir cette importante page de l 'istoire politique que toutes les générations actuelles, ont toujours cherché à poser des questions et à connaitre sur ce qui se passa réellement ce jour là, le 4 Janvier 1959.

L'Abako prend l'exemple du Journal "le Potentiel" qui, dans sa publication se demandant: Que s'est-il passé le 4 Janvier 1959 à Léopoldville? Et d'ajouter que jusqu'aujourd'hui, des historiens  et autres analystes politiques continuent à s'interroger sur ce qui  s'est passé réellement le 4 Janvier 1959 là.

L'Abako peut se rejouir du fait que la passation de certains documents avait été bien assurée entre ses Premiers Dirigeants et certains fils et filles Ne-Kongo. Surtout dans le cadre de la JABAKO (Jeunesse Abako) et dans le cadre de la FABAKO(Femmes Abako). Et ce fut souvent d'une facon clandestine à cause de ceux qui vendaient des informations pour aisance matérielle ou pour avoir des nominations politiques. Donc, il y a lieu de faire une mise au point pour le suivi de l'Abako, aujourd hui et demain.

Le Potentiel donne son avis sur la date du 4 janvier 1959 en s'inspirant de deux versions. Mais ces deux versions sont sont quasi courtes et incomplètes. Parmi ce qui ne fut jamais publié, on peut parler de nombre des morts sous les balles coloniales. L'ancêtre Yvon Mabanda, tué dernièrement le 7 mai 1992 par le micro de la  C.N.S. et qui fut depuis 1950 Secrétaire Général de la JABAKO, indiqua que les enquêtes faites clandestinement par son Organisation, à cette date là du 4 janvier 1959, tout comme les jours qui suivirent donnèrent 90 à 100 Compatriotes Kongolais qui tombèrent par des fusillades de la police coloniale. Sans compter des blessés grâves qui succombèrent un en un. Aussi,sans compter les disparus,s urtout dans le rang de la Jabako.

L'Abako précise que le pouvoir colonial ordonna de parler dans ces rapports seulement " des incidents ou Emeute de Léopoldville". Mais le parti Abako corrigea cette qualification coloniale par le vrai terme politique qui fut " Révolution ", publiée dans plusieurs Journaux de l'époque tels que Kongo-dia-Ngunga. Kongo-dieto, Echo du KONGO. Laquelle Révolution fut entourée de toutes les circonstances politiques et historiques, caractérisant le combat de libération du peuple Kongo depuis ses ancêtres et sa civilisation.

Pour bien comprendre tout ce que la colonisation ne pouvait rendre public ou ce que l'Abako ne pouvait diffuser pour des raisons de sécurité du parti ou de son peuple, l'Alliance des Bakongo se permet de revenir à quelques points de ces rapports,quitte à déceler par exemple que le coup d état neo-colonial de Mobutu ne fut pas un hasard. Extrait d un rapport confidentiel de l Abako.:

Meeting politique de l'Abako ou Révolution de son Peuple:

Place:Ymca, av.Prince Baudouin, favorable pour meeting politique du genre. Heure 14Hoo, temps normal pour tout meeting politique. Foule houleuse composée uniquement du Peuple Kongo,bien préparé clandestinement par son passé politique et historique. Langue: kikongo pour les Ne-Kongo, francais pour des autorités coloniales, puis lingala pour Joseph Mobutu invité par la colonisation puisque cet homme fut Agent des services secrets belges (de la colonisation) Sous couverture soit Journaliste. D'ailleurs, il ne publia aucun reportage du meeting alors qu il se trouva là comme Journaliste. Mobutu est originaire de l'Equateur et sa vraie langue n est pas lingala, dialecte des populations vivant le long du grand fleuve puis utilisé par la Force Publique coloniale.

14h45 . arrivée fortement ovationnée de leader Joseph Kasa-Vubu, aux côtés de lui Edmond Nzeza N'landu (fondateur de l'Abako en 195O) et cerveau-moteur de toute la situation, puis, A.Kingotolo, Secrétaire Général. Cris de la foule Kongo: Roi, roi, roi!
Forte tension et climat anti-colonialistes dans la foule des Ne-Kongo. Tous les appareils mis à la disposition du soit-disant Journaliste Mobutu enregistrent tout de A à Z.

Le meeting était passé à la satisfaction du Peuple Kongo qui entendit et comprit le point-clef pour lequel il fut mobilisé politiquement et clandestinement. Ce mot-clef fut et est encore jusqu à ce Jour : INDEPENDANCE ou KIMPWANZA.

Le Leader Joseph Kasa-Vubu (ou lAbako) proclama cette INDEPENDANCE en ce terme:" Nous allons construire notre home. Inutile de discuter longuement aujourd' hui puisque on nous a promis une grande déclaration pour le 13. De toute facon,nous n acceptons que l'Indépendance immédiate".

Le fondateur de l'Abako, le leader Ed.Nzeza N'landu enchaînant  longuement encore et surtout en insistant sur "........Nous voulons nous entendre avec tous les autres mouvements à CONDITIONS QU ILS DEFINISSENT CLAIREMENT LEURS INTENTIONS POUR LE MOMENT  où l INDEPENDANCE AURA ETE  ACQUISE ..".

Et l'Abako de poursuivre: " Vous avez tous le grand désir d'attendre l'essor de votre destinée.Vous avez demandé l'Indépendance. Le Gouvernement belge nous fera sa déclaration le 13 courant. Ayez confiance. Les Représentant étudieront la réponse du Gouvernement belge.Partez bien et ayez foi en votre demande.".

Comme vous le constatez, l'Abako l'Abako avait déjà envoyé sa lettre ou son message au Gouvernement belge, lui informant que le Gouvernement du peuple Kongo et toutes les autres Institutions politiques souveraines furent déjà mis en place et qu on attendait que la réponse de la Belgique. C'est toute cette situation qui devait être communiquée à ce meeting politique que l'Abako estima pour trois heures du temps, à cette date du 4 janvier 1959. Mais aussi, comme il est dit plus haut, l'essentiel fut bien dit et l'Abako avait bien harangué très politiquement et historiquement son peuple. C'est ainsi qu en mourant, certains Martyrs Kongolais acclamaient devant les balles de la police coloniale, ces Institutions et dont la Jabako fut chargée d instruire,d informer et de préparer suffisamment et clandestinement le Peuple Kongo depuis la création  de l Abako.

C'est pourquoi, tous les Dirigeants de l Abako arrêtés et mis en prisons, seront appelés des Prisonniers politiques. De même aujourd hui. Mais aussi à cette date là du 4 Janvier 1959,une partie de ce Gouvernement clandestin  exilé dans la forêt du Congo-Brazza,informa le monde entier et fit venir Maître Croquez,Avocat de Paris.Le Gouvernement clandestin du Peuple du KONGO-CENTRAL remercia vivement le Général DE GAULE qui fit le choix et facilita le voyage de cet Avocat par les billets de voyage Paris-Léopoldville. Toute la somme fut remboursée par le même Gouvernement clandestin du Kongo-Central avant même le retour de Me Croquez en France.

C'est par ici que l Abako précise que l'Indépendance du Kongo-Central ou du Peuple Kongo fut achetée avec le sang de ses martyrs et avec de l'argent collecté dans tous les Villages du Ne-Kongo.Toutes les dépenses faites pour paiement du voyage aller-retour, séjour, honoraires de l'Avocat Me Croquez ou d autres frais liés au Procès politique du pouvoir colonial, furent des sommes provenant du Peuple KONGO. Cela n'est même pas discutable. Pour quelle cause?

L'Abako donne un exemple lié à cette journée du 4 Janvier 1959, au moment même du meeting, Mr Lumumba et quelques ressortissants des autres Provinces coloniales se trouvaient à dîner dans un restaurant non loin du lieu de meeting. Mais ils ne comprennaient rien de ce qui se passait dehors ou de ce que l Abako faisait ce jour là du 4 Janvier 1959. Pas seulement à Léopoldville mais aussi dans tout le Congo Belge.

Aussi, le match de football qui opposa Mikado au V.Club, n'avait rien avoir avec le meeting politique de l'Abako.Avant ou après cette date du 4 Janvier 1959, il y a eu des match plus importants que celui de ce jour là, mais qui n'ont jamais provoqué la panique ou l'occupation de la Capitale Léopoldville ou du Kongo-Central ou d ailleurs par des troupes coloniales belges. Le meeting de l' Abako termina avant la fin du match en question.

Mais, comme la presse en parle, la ville de Léopoldeville étant une propriété du Peuple Kongo bien connue par son histoire, plus de 8O% des Ne-Kongo bien assis sur leurs terres, voyant des massacres et des tueries provoquées par des fusillades de la police coloniale, tous les Ne-Kongo déjà au courant de tout, avaient compris que la Belgique refuse leur Indépendance et c est pourquoi sa police était en train de tirer sur le Peuple Kongo. Sans attendre, ils se jetèrent eux aussi dans l'ouragan révolutionnaire pour mourir eux aussi comme leurs frères et Soeurs tombés martyrs ce jour là. Puisque la préparation politique et historique, clandestine soit-elle, fut suffisamment saisie par tous les Ne-Kongo.

Pour la date du 13 janvier évoquée dans le meeting, l'Abako précise qu il s agissait d une grande déclaration promise par la Belgique et dont le texte fut distribuée à partir de ce jour là du 13,dans tout le Congo Belge.Ce fut une propagande coloniale qui refusait l'Indépendance  proclamée par l'Abako, tout en demandant que cette Déclaration  soit acceptée ou votée et continuer la colonisation. C'est dans ces conditions que des élections liées à cette Déclaration coloniale se déroulèrent le 2O décembre 1959 pour la continuation de la colonisation belge. Toutes les autres Provinces coloniales belges:Kasai, Katanga, Kivu, Kisangani ou Stanleyville et l'Equateur de Mbandaka,y compris leurs ressortissants vivant à Léopoldville, votèrent tous pour ces élections. Ils refusèrent toute Indépendance. Cette situation créa un FRONT COMMUN entre la colonisation belge et ces Provinces contre le Peuple du Kongo-Central ou contre l Abako. Il fut impossible de comprendre la signification profonde du mot Indépendance. La colonisation en profita. Lumumba, Mobutu et Kabila votèrent aussi cette Déclaration ou ces élections de refus à toute Indépendance.

Pour le Peuple KONGO, un seul mot fut lancé en direction du Kongo-Central et de sa Capitale Léopoldville. Ce fut la célèbre DECLARATION DE L'ABAKO "BETO BAKONGO KATUNA VOTA KO".
Tout fut totalement rejeté et ce fut la CONFIRMATION de l Indépendance de l'ABAKO et du Peuple Kongo en date du 13.

L'ancêtre Ed Nzeza N landu(le fondateur de l Abako) expliquera à la JABAKO: "Vous avez compris le meeting du 4 janvier......POUR LE MOMENT où l INDEPENDANCE AURA ETE ACQUISE.,le 13 janvier 1959..

Passant des paroles aux actes, le Président de l'Abako acclamé Roi, roi, roi, le 4 Janvier 1959, occupa son poste de Président de la République du Kongo-Central:
Il fut reçu en audience par plusieurs Consulats se trouvant à Léopoldeville en date du 2O Janvier 1959, accompagné de son Secrétaire Particulier Fulbert Luyeye qui distribua des invitations pour l'Installation Officielle de la République du Kongo-Central et de toutes les autres Institutions politiques et souveraines du  Peuple Kongo pour le 1er Janvier 196O à Léopoldville, Capitale politique du Kongo-Central.

Devant cette situation inattendue, la Puissance coloniale  convoqua la table ronde de Bruxelles de 196O, exactement à partir du mois de Janvier par peur de la date du 1er Janvier de l'Installation de la République du Kongo-Central. Le peuple Kongo et l'Abako avaient bien compris le jeu de la colonisation qui tenait coûte que coûte à poursuivre son travail colonial, manifestement à ce jour.

C'est ainsi que trois parties se mirent autour de cette Table Ronde de Bruxelles de 196O c.à.d. la Belgique(Puissance coloniale), la Délégation de l Abako ou Gouvernement clandestin du Peuple Kongo.puis le reste de tout le CONGO BELGE qui vota la Déclaration Gouvernementale belge du 13 janvier et ses élections du 2O décembre de la même année 1959, refusant toute indépendance.

L'Abako est revenue sur les conditions annoncées par le fondateur Ed.Nzeza N landu dans le meeting du 4 Janvier 1959, considérant que l'Indépendance a déjà été acquise pour le KONGO-CENTRAL et que l'Abako se trouvait là-bas pour entendre s'il faut accepter la SOUS-TUTELLE des autres Provinces coloniales belges à l'Indépendance du Peuple KONGO pour formalité de proclamation et signature de sous-tutelle le 3O Juin 196O.

Ces conditions furent formulées en accord ou engagements qui aboutirent à la création de la R.D.C. pour une durée d'essai ou de l'existence allant du 3O Juin 196O au 3O Juin 197O. Si ces accords ou engagements ne sont pas respectés dans ce délai de  Dix ans, dès le 1er Juillet 197O, la R.D.C. n'existe plus. Tout ce qui viendra dans la suite, est une illégitimité ou suite des désordres ou de colonisation, bref, origines des conflits en Afrique Centrale à partir du Congo-Belge.

Cette situation justifie exactement la venue à Léopoldville de SM le Roi Baudouin 1er, à la tête dune forte délégation de son royaume,du 17 au 3O Juin 197O. Ce fut justement pour la proclamation de l'Indépendance de chacune de ses Provinces coloniales restées sous-tutelles du Kongo-Central ou du Gouvernement de l'Abako, du Peuple Kongo.

C'est dans ces conditions aussi que la Puissance colonisatrice remit entre les mains de l'Abako ou du Gouvernement Clandestin du Peuple du Kongo-Central,l' Epée de Pouvoir et le Livre d Or de l'Indépendance du 4 Janvier 1959,s achant que Lumumba, Mobutu tout comme Kabila n ont pas le droit de les toucher puisque nous n avons pas une histoire commune qui leur autorise de les toucher. Cette question reste pour la vie ou pour la mort du Peuple Kongo, laquelle situation est bien connue par les trois parties signataires de la création de la RDC pour une durée qui a déjà pris fin. C'est tout cela qui annule tout accord ramassé par la force des armes à travers les Capitales du Globe terrestre. L'ex-Congo Belge est devenu une affaire de Justice Internationale.

L'Abako avait toujours attendue une réelle et véritable table ronde pour ce CONSENSUS sur la création de la RDC et cela devait se faire devant les Nations Unies et non un quelconque Pays. Même pour le moment, l'Abako rejette l'ancienne Puissance Colonisatrice et demande qu elle soit considérée comme partie prennante à ladite création du 3O Juin 196O. Il n'y a pas eu une Table Ronde même ce qui se passa en Belgique au mois de Janvier 2OO2, fut toujours le fameux dialogue inter Congolais qui ne concerne pas l Abako ou le Peuple Kongo. Le Peuple Kongo avait délégué son parti Abako qui signa ces accords et engagements sur la création de la RDC et pas un autre parti. L Abako refuse d être flouée par la Belgique.

L'Abako rappelle aussi dans un de ses rapports non diffusés depuis 1959, le désarrois, la panique ou préoccupations du pouvoir colonial qui mit en place à Léopoldville,un dispositif formidable contre l'indépendance ou la libération du peuple du Kongo-Central le 4 Janvier 1959, ce rapport reprend:

1. Opposition contre le meeting de l'Abako voire lettre du 1er Bourgmestre Tordeur(4 Janvier 1959),

2. Arrivée de Mr Hubert(Adjt de Mr Tordeur) au lieu de meeting qu'il voulait empêcher,

3. Arrivée de Mr Duvivier chargé des Associations, il savait que l'Abako fut un parti politique en clandestinité depuis sa création en 195O,

4. Ordre donné à tous les Européens d acheter des armes et être bien armés,

5. Arrivée au lieu de meeting de Mobutu (Agent des Services secrets belges) soit disant journaliste,

6. Invasion de Léopoldville et du Kongo-Central par l armée metropolitaine belge de Kitona et de Kamina puis de Léopoldville,

7. Avions militaires de combats(belges) srvolant la Capitale Léopoldville et tout le ciel du Kongo-Central,l armée de terre aussi,

8. Arrivée des convois de policiers qui tiraient dans la foule du Peuple Kongo le 4 Janvier 1959,

9. La fuite du 1er Bourgmestre à Ndjili fut dans l intention de faire venir à partir de l Aéroport de Ndjili,l armée belge de Bruxelles,il voulait placer son commandement à partir de l Aéroport.

Le rapport ajouta etc....

L'Abako précise aussi que les appelations comme Kongo,Ne-KONGO,KONGO-CENTRAL,République du Kongo-Central,Etat Indépendant du KONGO,BAKONGO,Kikongo etc...sont liées au passé politique et historique ou à toute la civilisation du Peuple Kongo. Tout cela n est pas à placer à tout ce qui est arrivé après 196O. L histoire d un peuple ne s efface pas par l ignorance ou par une force dictatoriale ou  coloniale.

Voilà  pour maintenant, ces quelques précisions ou mise au point que l' Abako a estimées mettre à la disposition de la presse qui a osé cette fois ici,à parler de la date du 4 Janvier 1959. Cette date a toujours été confondue à la Révolution ou à l'Indépendance immédiate et inconditionnelle du Peuple Kongo. Et cela peut être en partie  utile et nécessaire pour des historiens et analystes politiques qui se sont toujours interrogés sur ce qui se passa exactement à Léopoldville à cette date du 4 janvier 1959.

A Suivre !!!                    

Pour l Abako "Alliance des BAKONGO"

  P.A.TAMANKWENO Muana-Mundele

             Président

Délégation du Peuple KONGO en exil