Les archives historiques de Simon Kimbangu, Henri Stanley et autres volées et vendues. Kinshasa , 05.02.2003 Certain agents de l’administration publique dans le Bas-Congo, les impayemment aidant, ont déclenché une opération de grande envergure, c'est celle de s’attaquer aux archives, fournitures et autres matériels de bureau, ils proposent aux vendeurs qui s achètent pour les utiliser mme papiers d’emballage. A Mbanza-Ngungu par exemple, plus de 60 dossiers d’ archives gardés depuis l’époque coloniale au bureau du district de la Culture et des Arts de Cataractes ont été volés puis vendus par la suite au marché central de la place par un responsable de la Soneca. Bien que dénoncée, l’affaire n’a pas interpellé les autorités judiciairesOn signale même qu’une ~importante partie des dossiers sur la vie et le jugement du prophète Simon Kimbangu rendu par la justice belge à Mbanza-Ngungu figure dans ce lot volé. Ce qui permet de dire qu’au district de Cataractes, aucun service de l’Etat ne peut prétendre détenir l’histoire complète du prophète Simon Kimbangu. Sont aussi frappés plusieurs rapports administratifs, procès-verbaux, protocoles d’ accord, lettres de Jugements judiciaires, occupation des potions de terre par les colonisateurs belges et par les entreprises installées dans ce district. Pour s’informer sur la vie de Kimbangu, il faudra actuellement aller consulter les Kimbanguistes dont les chercheurs disposent des dossiers provenant de la Belgique. A Matadi, chef-lieu de la province, les dossiers historiques d’Henri Stanley, de la construction du chemin de fer Matadi-Kinshasa, Diego Cao, de toutes les personnalités historiques Ne Kongo, des missions protestantes et catholiques dans le Bas-Congo sont devenus incomplets ou inexistants. A Boma, il n’y a plus de renseignements précis ou complets sur l’arrivée de Stanley ni sur celle des premiers missionnaires catholiques et protestants, leur occupation des terres, les protocoles qu’ils ont signés avec les ayants droit fonciers à partir de l800et 1877, etc. Détruire les archives dans tin pays comme la Rdc, c’est scier la planche sur laquelle repose l’histoire. Que les bradeurs des dossiers historiques cités autorités du pays se sentent interpellés. |