KONGO DIETO N° 264

NSANGU ZANKUFI ZA BUNDU DIA KONGO

Département de l'Information de Bundu dia Kongo


"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit." (Article 19; Déclaration Universelle des Droits de l'Homme)

Ainsi, celui qui vous interdit de lire « Kongo Dieto » viole vos droits fondamentaux. C’est un anarchiste à dénoncer et à condamner !


MESSAGE DE NOUVEL AN DE NLONGI'A KONGO


Kinshasa, le 1er janvier 2003

LA POLITIQUE D'INJUSTICES ENVERS LES BAKONGO

Peuple Kôngo, mes chers compatriotes,

A l'aube de l'an 2003 qui commence, j'ai l'honneur de
porter à votre connaissance le message suivant :

De 1921 à 1959, le Peuple Kôngo s'est manifesté comme le
Porte-Flambeau dans la lutte pour la décolonisation de ce
pays, la République démocratique du Congo (RDC). Dans ce
sens, notre Peuple a consenti des sacrifices immenses qui
ont conduit à l'indépendance de ce pays.

Pour combattre le leadership kôngo en Afrique Centrale,
certaines Forces du Mal avaient mis sur pied une politique
de sape du Kongo Central et de son Peuple, politique qui a
été appliquée dans ce pays envers les Bakongo de 1965 à ce
jour : une politique d'injustices et de marginalisation de
la Communauté Kôngo.
C'est cette politique qui a conduit au délabrement actuel
du Kongo Central et de son Peuple.

Conformément à cette politique, on avait décidé de
concentrer tout l'argent du pays entre les mains de
certains mauvais gestionnaires qui ont gaspillé une bonne
partie de cet argent, et qui sont allés cacher le reste
dans des banques occidentales au lieu d'utiliser cet argent
pour moderniser la RDC et leurs provinces d'origine. Le
Peuple Kôngo, par contre, était écarté de la haute gestion
de la RDC et privé d'argent et de l’autonomie nécessaire
pour gérer et développer ne fût-ce que son Kongo Central
natal.

En 1960, la quasi-totalité des chefs de gare du chemin de
fer Kinshasa-Matadi était constituée de BAKONGO.
Aujourd'hui, il n'y a presque plus de chefs de gare Bakongo
pour un chemin de fer situé au Pays des Bakongo, le Kongo
Central. Par contre, allez voir qui sont les chefs de gare
du chemin de fer qui va de Kindu à Kisangani, de Lubumbashi
à Dilolo, ou bien de Lubumbashi à Ilebo ! Des autochtones…

Des cadres Bakongo, pourtant très consciencieux et
compétents au travail, ont été licenciés dans plusieurs
entreprises du Kongo Central, pour les remplacer par des
ressortissants d'autres provinces.

Les hommes d'affaires Bakongo ont été soumis à un régime
d'injustices par rapport à leurs homologues des autres
provinces.

De 1965 à ce jour, les militaires Bakongo n'ont jamais été
correctement récompensés, en ne leur attribuant pas les
promotions et les grades qu'ils méritaient réellement.

Lors de la régionalisation des cadres, des Bakongo ont été
chassés des postes qu'ils occupaient dans les autres
provinces où on a remis ces postes aux autochtones. Au
Kongo Central par contre, le gouvernement avait interdit la
mise en application de cette régionalisation des cadres.

Au Dialogue Intercongolais de Sun City, on avait refusé de
traiter les problèmes qui préoccupent la Communauté Kôngo.
A la Commission Constitutionnelle de Matadi, on avait
refusé les doléances du Peuple Kôngo.

Et que dire aujourd'hui du partage du "gâteau de Pretoria",
suivant la formule 1+4 ? Où est la place des Bakongo dans
tout cela ? Et voilà la gestion de ce pays qui est de
nouveau remise entre les mains des mêmes groupes qui ont
géré ce pays depuis 1965 jusqu'à ce jour ! Quel espoir une
telle façon de faire peut-elle nous inspirer ? Il y a de
quoi être méfiant.

Pour le Peuple Kôngo, l'heure est donc à la vigilance et à
la poursuite du combat d'idées conduisant à la
réhabilitation de la CONSTITUTION FEDERALE DE LULUABOURG.
Car seul le FEDERALISME est capable de résoudre le problème
de fond qui mine ce pays, la RDC. Nous sommes pour le
FEDERALISME, selon le modèle américain, suisse ou belge.

Notre devise est : "L'Unité dans la diversité et
l'Autonomie dans la diversité." Tel est l'Idéal Kôngo que
nous devons promouvoir et poursuivre coûte que coûte en
Afrique Centrale.

APPEL A LA NOUVELLE CLASSE POLITIQUE KONGO

Peuple Kôngo,
Mes chers compatriotes,

Depuis 1965 jusqu'à ce jour, la classe politique kôngo a
fait faillite en tournant le dos à l'Idéal Kôngo, et et en
ne poursuivant que des intérêts égoïstes. Abandonné par
cette classe politique, le Peuple Kôngo n'avait plus ce
porte-parole courageux qui dénonce les injustices commises
envers sa communauté, afin d'obliger les dirigeants du pays
à les corriger. Cette classe politique déchue a brillé et
brille toujours dans l'art de calomnier ses propres frères
Bakongo auprès des autorités politico-administratives du
pays et cela souvent pour des raisons de jalousie
personnelle dans la lutte pour le Leadership au Kongo
Central. D'où la mort de Bikebi, Mabanda, Kambu (RVM), etc.
Déballage ? - Vérité et Réconciliation…

dans tous les pays du monde, on ne jette jamais des fleurs
à des politiciens qui ont fait faillite. Bien au contraire,
on dénonce leurs mauvaises actions afin d'obliger leurs
auteurs à se repentir et à changer de mentalité. C'est dans
ce sens que Nlongi'a Kongo s'est manifesté comme un
Réformateur Social implacable face à tous ceux qui ont fait
pourrir la situation du Kongo Central et de son Peuple.
L'objectif poursuivi par cette action de Nlongi'a Kongo
était de forcer ces politiciens déchus à changer de
mentalité. Car sans changement de mentalité, le Peuple
Kôngo n'obtiendra RIEN DE BON de la part de ces gens qui
ont fait pourrir la situation du Kongo Central et celle de
son Peuple depuis 1965 jusqu'à ce jour.
"Baleke babuaka nsuki, tumbu kua Bambuta", dit la Sagesse
Kôngo.

Malheureusement, au lieu de se repentir et de changer de
mentalité, certains politiciens de la vieille classe
s'obstinent dans leur comportement négatif du passé,
démontrant ainsi qu'ils sont IRRECUPERABLES, car
INCORRIGIBLES !
On ne change jamais une équipe qui gagne. Or la vieille
classe politique Kôngo a perdu tous les matches de 1965 à
Prétoria. L’heure est donc venue pour la nouvelle classe
politique kôngo de sortir de sa léthargie et de songer
sérieusement à la relève de l’ancienne classe qui se montre
vicieuse, fatiguée, dépassée et irrécupérable.

LES EVENEMENTS DU 22 JUILLET 2002

Peuple Kôngo,
Mes chers compatriotes,

L’Histoire d’un peuple est une succession de dates
marquantes, et chaque peuple a le droit (droit de l’homme)
de célébrer périodiquement ces dernières pour son souvenir.
Car celui qui ignore son passé est condamné à le revivre.
Le 22 juillet 1962 est une date importante dans l’Histoire
du Kongo Central et de son Peuple. Ainsi, après une longue
période de léthargie et face au problème de fond qui mine
ce pays, la RDC, le Peuple Kôngo avait décidé de faire de
la date du 22 juillet 2002 la date du retour à la case
départ en vue de plonger dans la voie de la Renaissance
Provinciale et nationale. C’est pour cette raison que nous
avions décidé d’organiser en cette date-là une marche
pacifique, un culte oecuménique, une conférence de presse
et des danses folkloriques.

Respectueux des lois du pays, le Chef de Bundu dia Kongo
avait écrit aux autorités pour solliciter les autorisations
nécessaires. Malheureusement, ces autorités n’ont pas
respecté la loi du pays, car elles n’ont pas répondu dans
les délais réglementaires prévus par la loi.
Face à l’incompréhension de l’autorité politico-
administrative du pays et ne voulant pas agir dans la
confusion, le 19 juillet 2002 nous avons diffusé un
communiqué qui annulait les manifestations prévues pour le
22 juillet 2002.

Mais le 20 juillet 2002, en violation des dispositions les
plus élémentaires des droits de l’homme, l’armée
gouvernementale est allée massacrer, à 5h du matin, des
civils innocents réunis pour une veillée de prières dans un
lieu de culte à Luozi.

Le 22 juillet 2002, cette même armée a massacré des civils
non armés à Muanda. Des centaines d’innocents ont été
arrêtés, torturés et détenus dans des conditions inhumaines
qui ont occasionné mort d’homme en détention. L’Agence
Nationale de Renseignement (ANR) et l’armée gouvernementale
ont incendié des écoles primaires et secondaires de Bundu
dia Kongo et plusieurs centres culturels kôngo.

Ces massacres ont fait monter la tension à travers tout le
Kongo Central. Les responsables de ces tragédies et de ces
atrocités ont orchestré une odieuse campagne d’intoxication
destinée à innocenter les coupables et à culpabiliser les
victimes. De faux rapports ont été remis à gauche et à
droite, jusqu’à la Présidence de la République par les
responsables de ces crimes dans le but de se blanchir et de
diaboliser Bundu dia Kongo.

Tout ceci nous a conduit à cette situation injuste qui fait
que, jusqu’à ce jour, le gouvernement n’a jamais dénoncé et
puni les responsables des massacres de Luozi et de Muanda.
Qui est alors le commanditaire de ces massacres et de ces
violations des droits de l’homme ?

Au lieu de punir les responsables des massacres et des
violations des droits de l’homme, le gouvernement a préféré
punir injustement Bundu dia Kongo qui avait pourtant
respecté toute la loi du pays relative aux manifestations
publiques. Cette attitude du gouvernement s’inscrit dans la
logique de la politique injuste entretenue dans ce pays,
depuis 1965 jusqu’à ce jour, et qui vise à marginaliser les
Bakongo, à les intimider et à les obliger de se taire face
aux traitements discriminatoires et injustes qu’on leur
fait subir. Un tel comportement n’est pas de nature à
renforcer la concorde nationale, ni à cimenter l’unité de
ce pays. Car l’Histoire nous apprend que tous les Empires
et tous les Grands ensembles géopolitiques du passé qui ont
été rongés par le virus de l’INJUSTICE ont toujours fini
par éclater en plusieurs pays indépendants.

Je répète trois fois que quiconque prétend être pour
l’unité nationale et qui se distingue dans l’art de
commettre des injustices envers certaines communautés du
pays ne sait pas de quoi il parle. Car en effet, ce ne sont
pas les injustices et les armes qui renforcent et
consolident l’unité d’un pays multinational. C’est une
leçon de l’Histoire…

Je dis que l’Unité qui ne procure que de la misère au
peuple est tout à fait inutile. De 1965 à 1996, ce pays
avait la « paix » et « l’unité », mais cette « unité » n’a
rapporté au peuple que de la misère, et cela par la faute
de la gestion calamiteuse du pays par une classe politique
médiocre, soutenue de l’extérieur, et prônant un unitarisme
centralisateur et dictatorial. Sans changement de mentalité
au niveau de la classe politique de ce pays, l’Unitarisme
retrouvé à Pretoria risque, une fois de plus, de décevoir
notre peuple et de devenir encore un véritable frein au
développement de l’Afrique Centrale.

La bonne gestion d’un pays exige une certaine noblesse de
caractère de la part des gestionnaires. Ceux qui ont la
gâchette facile à l’égard de leurs compatriotes, ceux qui
prônent les injustices envers certaines communautés et tous
ceux qui n’ont pas les capacités ni l’expérience voulue,
sont pour nous des sujets d’inquiétude en ce qui a trait à
la bonne marche des affaires de ce pays, la RDC.

Les rébellions de l’AFDL, du MLC, du RCD-Goma et des Mayi-
Mayi ont pillé, violé, torturé et tué des millions de
personnes. Au nom de la « Réconciliation Nationale », tous
leurs crimes ont été effacés, pardonnés et oubliés à
Pretoria. Les responsables de ces crimes sont libres
d’aller et de venir, et ont même été promus aux postes les
plus prestigieux de l’Etat. La personnalité civile a été
octroyée sans condition à l’AFDL (PPRD), au MLC, au RCD et
aux Mayi-Mayi.

Bundu dia Kongo, lui, n’a pas pillé, n’a pas tué et n’a pas
fait de rébellion dans ce pays. Il n’y a donc pas de raison
pour que les sanctions injustes que le gouvernement Kabila
a prises à l’encontre de Bundu dia Kongo soient maintenues.
C’est pourquoi, au nom de la JUSTICE et de la
Réconciliation Nationale, nous demandons au gouvernement de
réhabiliter Bundu dia Kongo dans tous ses droits, et de
libérer tous ses adeptes qui sont injustement détenus en
prison.

Bundu dia Kongo est le Porte-Flambeau de l’Opposition aux
Injustices faites aux Bakongo. Supprimer Bundu dia Kongo
c’est donc promouvoir la politique injuste de domination
des Bakongo dans leur Province du Kongo Central.

J’invite tous les Bakongo du pays et de la diaspora, à se
lever comme un seul homme pour réclamer la levée de toutes
les sanctions iniques et injustes que le gouvernement
Kabila a prises contre Bundu dia Kongo.

L’heure est venue pour que le Peuple Kôngo puisse se lever
pour réclamer aussi la libération inconditionnelle de
Mizele Nsemi et ses compagnons du Groupe du Royaume, qui
sont injustement détenus en prison à cause de leur opinion
exprimée.

J’invite tous les Nationalistes Kôngo à jouer leur juste
rôle d’encadreurs du Peuple Kôngo, pour que l’année 2003
puisse être l’année de la conquête des droits légitimes du
Kongo Central et de son Peuple.

KANA KU ZINGILA, KIA KUKIA !
KONGO DIETO, BAMBUTA BASISA DIO !


“1. Tous les peuples ont droit à leur développement
économique, social et culturel, dans le respect strict de
leur liberté et de leur identité, et à la jouissance égale
du patrimoine commun de l’humanité.


2. Les Etats ont le devoir, séparément ou en coopération,
d’assurer l’exercice du droit au développement. » (Article

22 ; Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples)

Ne Muanda Nsemi

Nlongi’a Kongo
Grand Maître de la Sagesse Kôngo
Porte-parole du Peuple Kôngo


KONGO DIETO N° 267
B.P. 15.964 Kinshasa 1
E-mail : nsanguzabdk@yahoo.fr


NSANGU ZANKUFI ZA BUNDU DIA KONGO

Département de l’Information de Bundu dia Kôngo

Kinshasa, kia 12-1-2003


LUSADUSU TULOMBELE

Nkuamusu ziseki mu mavata meto. Beto Bakongo mu kinkole
tuena. Kinkole kiaki ka kina manias nkutu ko, vo ka tuna
kio nuanisa ko. Kadi Bambuta bata kingana vo : “Kinzu
kiabila, tiya.”

Idina, vo tiya tukondolo, buna kinzu ka kilendi bila nkutu
ko. I mu bila kiokio, nsamu bu wena, kinzonzi kifuete kala.
Kadi vo kinzonzi kikondolo, buna nsamu ka wuna bakamana
nzengolo nkutu ko.

Ne Muanda Nsemi watelamene bonso Nzonzi yanene, yeti sala
mu diambu dia nuanisa kinkole kiena yeto buabu, ye kieti
kuamisa Bakongo bena mu Misioni, mu Mpelo, mu Kintuadi, mu
Mpeve Yanlongo, mu Bundu dia Kongo, mu Vuvamu, mu Enaf, mu
Kilombo kia Mpulusu (= Armée du Salut), mu bimvuka biabio
bia Bakongo. Idina, beto Bakongo tufuete yonzama mu MUITA
WUMOSI, ye nuanisina mu kintuadi kinkole kieti kutukuamisa,
beto Bakongo, mu Kongo dia Bakulu beto.

Kisalu kiaki, kieti sala Ne Muanda Nsemi, kieti lomba
MBONGO ZAZINGI beni. I mu bila kiokio tukufidisidi nkanda
wawu, ngeye Mpangi’eto, mu diambu dia kusikimisa, kidivo
NGEYE MPE wavana kikunku kiaku kia LUSADUSU, mu diambu dia
yikma bisalu biamfunu bi tuna sala, mu diambu dia mambote
ma beto Bakongo, mu mvu wawu wa 2003.

Bika lusakumunu lua Tata Nzambi’a Mpungu luasikila mu beno !


NE MUANDA NSEMI
Nlongi’a Kongo
Nzonzi a Kanda dia Kongo