Le projet Ngombe Tsé-Tsé
est une initiative Ne-Kongo dont le but est de collecter des fonds pour l’achat
des pièges contre la mouche tsé tsé dans un certain nombre de village dans le
secteur de Ngombe-sud. Cette collecte est faite auprès des fils et filles Ne-kongo
en particulier et à toute personne de bonne volonté en général. L’argent récolté
sera acheminé vers un compte spécial auprès de la Fometro (Fondation Médicale
Tropicale) en Belgique. La réalisation de ce projet sera pour le Ne-kongo une
manière de briser cette chaîne qui a fait que plus d’un d’entre nous avons
perdu l’initiative dans l’avenir de notre village, notre ville natale, notre
province natale ou notre pays.
Je me souviens toujours
des compatriotes qui se demandaient si le site web Ne-kongo était financé par
un organisme international et un copain de leur répondre que ce site ne devrait
pas être soutenu par un organisme extérieur à la culture Kongo. Pourquoi, parce
que les Ne-kongo doivent écrire eux-mêmes leur propre histoire, avec leur
propre moyen, en utilisant des mêmes outils que les autres peuples. La morale
de l’histoire est que le destin du peuple Kongo devrait être entre les mains
des Ne-kongos eux-mêmes.
La réalisation du projet
Ngombe Tsé-tsé devrait être une révision générale pour la création un jour,
dans un avenir proche, d’une caisse de solidarité du peuple Kongo dont le but
sera d’intervenir le plus rapidement possible en pays Kongo. Cela ne remplacera
pas le gouvernement local, car celui-ci a des priorités dont il n’est pas
capable de remplir.
La réalisation du projet
Ngombe Tsé-tsé est un premier pas dans l’autoroute de l’avenir. Le peuple Kongo
doit avoir une caisse dont le fond pourrait être constitué des cotisations de
ses fils et filles en vue de réaliser un certain nombre de projet. Plus d’une
personne trouvera cette idée farfélus. Et pourtant, il suffit juste de regarder
autour de nous. Certains peuples avaient pris leur destin en main, on a parlé
de révolution tranquille, des révolutions des cerveaux.
Ces peuples avaient dit
non à un certain asservissement, à une certaine mentalité d’assister. Ils se
sont dits, qu’il était possible de prendre leur destin en main. Ils ont trouvé
des leaders capables de prendre parfois des décisions non populaires, des
leaders qui savaient écouter et qui n’hésitaient pas à sacrifier une partie
d’eux-mêmes ou des privilèges sociaux pour faire triompher une cause sur
laquelle ils croyaient vraiment.
Ces peuples ont constitué
des caisses de solidarité, ils ont organisé des dîners bénéfices, des soirées
dansantes, des activités de financement. Avec cet argent, ils ont financé des
centres de santés, des écoles et centres sociaux pour fille. Ils ont acheté des
terres, ont planté des arbres fruitiers, ont crée de la richesse pour des
compatriotes restés au pays. Ils ont mis sur pied une organisation économiques sous
la forme d’une coopérative dont le but était le rachat des entreprises
rentables se situant dans la province, dans le foyer national. Avec l’aide
d’investisseur étranger, ils ont suscité la création d’empire financier dont le
seul but était de prendre le destin de son foyer national. Aujourd’hui, ces
peuples font la fierté de notre univers, la fierté de notre civilisation.
Londa Mavungu
Montréal, Canada.