
Président de Cause Nationale Congo Kinshasa
Je
m’appelle MAVAKALA Kiamenga (Gaston) né à Kinshasa (commune de Kintambo),
le 28 juin 1961, originaire de la région de Bas-Congo à 100% Ndibu
(Mbanza-Ngungu – Secteur d’origine : Kivulu – mon Luvila : Ndembo).
Père
de deux filles : la première aura 6 ans en août de cette année et la seconde
aura ses deux ans vers la fin de cette même année. Depuis mon arrivé en Europe
en 1983, j’ai toujours vécu dans la ville de Parme (Italie) dans laquelle j’ai
fait et terminé mes études d’Économie et Commerce à la Faculté de l’Économie et
Commerce de Parme. Depuis 1986, je suis
propriétaire d’une entreprise d’import-export intitulée : I.T.A.M.S.
Import-Export à Parme.
Actuellement,
à part I.T.A.M.S. Import-Export, je suis le président d’une société
coopérative de fourniture de travail : TOP COOP s.c.a.r.l. toujours sur la
ville de Parme.
Politiquement
parlant, le 21 juin 2002, j’ai été nommé Président du parti par le Comité
Centrale dans l’Assemblé Générale qui s’était tenue à Parme en Italie.
Notre
Parti Politique : « la Cause Nationale Congo-Kinshasa en sigle
C.N.C.K.»
est un est un parti démocratique et
ouvert à tous les Congolais ayants un esprit démocratique.
Notre
parti a les objectifs suivants :
1. La
résistance du peuple congolais contre la tyrannie, le népotisme local,
l’invasion de notre territoire national par d’autres pays africains que nous
considérons frères, la déstabilisation de l’intégrité territoriale et l’ingérence nuisible à la politique intérieure et
à la démocratie de la RDC.
2. Le
pluralisme politique comme base du respect de l’alternance politique.
3. Le
rejet de la violence et de la guerre et l'appel au dialogue et à la concorde.
4. La
justice sociale matérialisée, en particulier, par l'équilibre entre les régions, entre la ville et la
campagne, par l'égalité des chances
entre congolais et par la nécessité
d'instaurer la solidarité
nationale.
Pourquoi
êtes-vous venus à la politique ?
Réponse
La
politique m’intéresse beaucoup. En
1997, J’avais déjà amorcé à l’exercer avant la naissance de la « Cause Nationale Congo-Kinshasa». Actuellement,
avec l’esprit d’un bon père de famille, je vais vivement contribuer à la vie
politique dans mon pays. Vue, la nouvelle constitution de la transition dans
ses articles 11, 12, 13 et 14 parle clairement du pluralisme politique, du
financement des activités politiques, de la reconnaissance de l’opposition
politique et de la nationalité congolaise. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je me
suis lancé dans cette voie et je déclare qu’il est temps d’aller nous
confronter au pays au lieu de perdre inutilement notre temps ici à l’étranger.
Question
n°3
Réponse
D’abord
nous voulons souligner le fait qu’ils aient des groupes pré
constitués
pour la transition nul ne nous empêche aujourd’hui d’exercer la politique
durant la transition et de participer
aux élections libres après la transition. Nous savons très bien que dans la
mentalité des dirigeants congolais
règne l’esprit de création de groupes restreints, mais cette fois-ci la
politique se fasse à 360 degrés en RDC.
La
transition, la constitution de la transition, le gouvernement de
transition
et l’occupation des postes sont de très bonnes choses, mais la bonne politique
se fait par des actes des responsabilités dans le respect des lois de la
république. Nous en RD Congo, nous avons toujours constaté la violation de la
loi écrite par les autorités et/ou les proches des autorités. C’est pour cette
dernière raison que nous descendons dans le camp politique pour contrôler
l’application de la constitution à tous les niveaux, empêcher la corruption
généralisée et bannir les abus du
pouvoir.
En
principe, nos actions seront concentrées sur les 6 points suivants :
a) faire
comprendre à tous les Congolais qu’il est temps d’ouvrir les yeux. Pour ne pas rester aveugler par des
tromperies politiciennes, nous proposons la création dans chaque commune des chargés de faire connaître à la
population démunis ses droits et ses obligations;
b) faire
connaître aussi aux politiciens, magistrats, juges, militaires, policiers,
gouverneurs et bourgmestres que l’heure des abus du pouvoir, de la corruption
généralisée, des escroqueries et des vols des deniers publics est terminée car le pays n’est pas la propriété privée d’une personne physique
;
c) définir
la rétribution des politiciens voir même celle du Président de la République et
chercher d’instaurer un comité d’enquête et de contrôle de possession des
richesses, des propriétés et des biens mobiliers et immobiliers des politiciens
avant, durant et après la période de leurs mandats ;
d) vérifier
la réalisation des projets financés;
e) faire
de sorte que toute embauche dans des sociétés publiques nationales soit basée
par des appels d’offres régit par un comité des experts et que les pourcentages
d’engagement soient en proportion de nombre des habitants dans chaque région ;
f) faire
de sorte que les administrateurs des entreprises publiques nationales soient
compétents et aient les mains propres ;
Question
n°4
Qu'elle est votre opinion par rapport à ce qui se passe actuellement
au pays?
Réponse
Nous
apprécions beaucoup comment procèdent les choses selon les accords
signés
en Afrique du sud. Les dirigeants de la rébellion sont déjà à
Kinshasa
et ils déclarent la fin de la guerre.
Vraiment, je dis merci,
grâce
à Dieu pour la fin du conflit entre nous congolais.
Concernant,
l’unification de l’armée nationale et la sécurité de la
population,
il faut vraiment une armée garante de la sécurité de toute la population sans
bain de sang. A propos, du cannibalisme et des massacres en Ituri, la
responsabilité est à la tête de ceux qui contrôlent les dits territoires. Moi,
je crois que la MONUC est au courant de toute chose, ça arrivera un moment où
il y aura l’intervention du tribunal internationale contre les massacres en RDC.
S’il y a le retrait définitif des forces armées étrangères, je crois
sincèrement que nos politiciens diront la vérité sur les massacres.
Question
n°5
Comment faire la politique loin du pays ? N'êtes-vous pas un autre membre de la diaspora qui voudrait leur dire quoi faire, comment fonctionner ?
Réponse
Notre
mouvement politique a été crée à l’étranger dans le but de l’exercer en RDC.
Nous sommes entrain de nous organiser avant de descendre au pays, c’est une
question de quelque mois seulement.
Question
n°6
Réponse
Oui,
nous avons un projet de société pour la République Démocratique du Congo.
Voici
les éléments clefs du projet de société.
TITRE
I: L’IDEOLOGIE
1.1)
LE PARTI
La
Cause Nationale Congo-Kinshasa (C.N.C.K.) est un parti démocratique. À
ce
titre, elle est ouverte à tous les Congolais ayants un esprit
démocratique.
1.2)
NOTRE LUTTE DOIT ABSOLUMENT ENGENDRER LA LIBERTE’, LA JUSTICE ET LA
PAIX.
1.3)
NOTRE SLOGAN POUR VAINCRE
1.
La CNCK refuse de participer au gouvernement et de prendre le pouvoir en
RDC,
mais veut être présent au parlement par les élections libres dans le
but
de représenter tous les intérêts du peuple.
2.
La CNCK veut surtout être permanente
comme la charnière entre les
partis
politiques, la société civile et les Congolais en conflits
3)
La CNCK doit balayer sur toute l’étendue du territoire congolais toutes
les
forces politiques armées et non armées qui n’ont pas les habitudes
démocratiques.
1.4)
L'emblème national est le drapeau bicolore : disque vert sur un fond
blanc.
1.5)
L'hymne national est le Débout congolais
1.6)
La devise de la République est Unité, Travail, Démocratie.
1.7)
Notre principe est : la Démocratie d’une Nation encourage la conscience
du
peuple.
TITRE
II : - LES SOURCES INTELLECTUELLES ET POLITIQUES.
2
- 1 La résistance du peuple congolais contre la tyrannie, le népotisme
local,
l’invasion de notre territoire national par d’autres pays africains
que
nous considérons frères, la déstabilisation de l’intégrité territoriale
et
l’ingérence nuisible à la politique intérieure et à la démocratie de la
RDC.
TITRE
III : LES INSTITUTIONS.
3
-1 que l'État doit être bâti sur le système républicain et sur les
principes
de la démocratie et du pluralisme;
3
-2 que le peuple est la source du pouvoir qui se manifeste à travers les
institutions
élues à tous les niveaux;
3
-3 que l'État est le garant de l'unité du territoire national et du
peuple; qu'il est responsable de la promotion et du
respect des droits de
l'homme, des libertés individuelles et collectives et
veille sur le
référentiel
civilisatrice et historique du peuple congolais et sur le
respect
de la Constitution et des lois de la
République;
3
- 4 que la défense nationale est
l'outil privilégié pour la protection de
l'intégrité
et de l'unité du territoire national et que l'Armée Nationale
Congolaise
assume ses missions dans le cadre de la Constitution et des lois
de
la République et en tant qu'institution constitutionnelle au service de
l'État
et de la Nation;
TITRE
IV : LA POLITIQUE ECONOMIQUE.
4
- 1 Choix du développement global et
équilibré et production de la
richesse à répartir de manière équitable dans le but
d'élever, de façon
continue, le niveau de vie des Congolais.
4
- 2 Choix de l'économie de marché avec
l'obligation pour l'État
d'intervenir
quand l'exigent l'économie nationale et les besoins sociaux de
la
population.
4
- 3 Priorité accordée à l'agriculture et l’artisanat technique en tant
qu'axes principal d'interactions de développement avec les différents
secteurs économiques et sociaux et en tant que
sources de développement de
la
campagne et de la technologie sur une
grande échelle.
TITRE
V : LA POLITIQUE SOCIALE.
5
- 3 Consolider le rôle de l'État et sa
responsabilité quant à
l'organisation et l'administration des mécanismes de la
solidarité
nationale avec, en parallèle, le nécessaire
encouragement des initiatives
individuelles
et collectives publiques et privées dans tout ce qui peut
contribuer
à prendre en charge ces préoccupations
5
- 5 Accorder à la femme toute
l'importance particulière, pour la plus
grande
concrétisation de ses droits et devoirs, en égalité avec l'homme,
au
travers de sa présence dans tous les
secteurs
5
- 6 Mettre en place des mécanismes adéquats pour l'utilisation des énormes
énergies de la jeunesse qui constitue le taux le
plus élevé de la
population
du pays, dans tous les domaines et
œuvrer à étudier les
problèmes
qu'elle rencontre et leur apporter les
solutions idoines tant au
plan
de l'organisation qu'à celui de la formation et du financement. Cela
évitera
sa marginalisation et son exclusion, vu son
importance dans
l'édification
de la société et son évolution ainsi que
dans l'affrontement
des
grands défis qui menacent le pays.
5
-7- Renforcer les divers liens entre la communauté congolaise résidente à
l'étranger
et la patrie, à l'effet de lui
permettre de participer davantage
au
développement national, en œuvrant à éliminer les entraves qui empêchent
la
réalisation de cet objectif.
TITRE
VI :
1)
LA POLITIQUE DE L’EDUCATION et DE LA
FORMATION.
6
- 1 Réhabilitation du système éducatif au plan de l'organisation, de
l'orientation,
du financement, du développement à tous les niveaux et ce,
dans
l'intérêt de l'élève, de l'enseignant et du chercheur à l'effet de
promouvoir
ce système vers les niveaux les plus élevés dans les différents
paliers;
condition devant garantir son interaction avec la vie économique,
sociale
et culturelle du pays.
6
- 2 Enseignement obligatoire et jusqu'à l'âge
de 16 ans. Tout fils du
Congo
ne peut pas être priver de l’enseignement obligatoire indépendamment
de
son niveau de vie et/ou de sa classe sociale. Tout congolais a le plein
droit
d’accéder aux études.
6
- 3 Maintenir le secteur de l'enseignement public comme base du système
éducatif.
2)
LA POLITIQUE DE L’INFORMATION ET DE LA CULTURE.
6
- 5 Libérer l'information et consacrer la liberté d'expression dans le
cadre
de règles de déontologie professionnelle, en veillant à garantir au
citoyen
le respect de son droit à une
information objective par tous les
médias.
6
- 6 Encourager la création dans tous les domaines ( intellectuel,
artistique,
music et littéraire etc…)- Soutenir le livre, encourager la
traduction
et valoriser le patrimoine national, le sauvegarder et le
transmettre
aux générations.
3)
LA POLITIQUE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONEMENT.
6
– 8 Sauvegarder la faune et la flore sur
le territoire nationale, en
créant
deux équipes : l’une sera chargée de la lutte contre le braconnage et
la
protection des toutes espèces d’animaux
en particulier ceux en voie
d’extinction
et l’autre celle de reboiser et de lutter contre l’exploitation
sauvage
de toutes espèces végétales.
4)
LA POLITIQUE DU SPORT.
6
- 7 S'occuper de l'éducation
physique et sportive au profit
de la
jeunesse masculine et féminine à l'effet de faire de
l'organisation des
activités
sportives, toutes disciplines confondues, une action essentielle
et
permanente dans le cadre de la formation de la jeunesse, de sa prise en
charge
et de sa protection contre la déviation.
TITRE
VII : La politique étrangère.
Ses principaux objectifs sont:
7
- 1 L'édification de l’Afrique tout entière en s'inspirant de l'aspiration
des
peuples africains à leur unité dans le
respect de chaque identité
nationale;
7
- 2 L'édification de l'unité des pays de l’Afrique centrale pour garantir
la
paix, la stabilité et l'épanouissement de ses peuples;
7
- 3 La solution de la question des guerres interafricaines dans le cadre
du
respect de la légalité internationale et en permettant au peuple de
chaque
pays africain de recouvrer tous ses droits dont celui de vivre dans
un
État indépendant;
7
- 6- La poursuite du dialogue entre la RDC et le reste du monde à tous les
niveaux
dans le but d'instaurer un partenariat équilibré;
7
- 7 La réactualisation de la politique
de la RDC au sein des
organisations
internationales et régionales pour saisir toutes les
opportunités
qu'offrent ces organisations et dynamiser le rôle de la RDC au
sein
de ces organisations.
7
– 8 La préparation requise pour faire face à la mondialisation dans le
cadre
d'actions solidaires des pays démunis s'appuyant sur la concertation,
la
coordination et l'unification des
positions, à l'effet d'orienter le
mouvement
de la mondialisation vers des directions plus justes dont
notamment,
la démarche visant à œuvrer à favoriser les investissements
étrangers
dans notre pays et à œuvrer pour le transfert de la technologie et
le know-how.
Question
n°7
Que
pensez-vous du fédéralisme ?
Réponse
En
ce qui concerne le fédéralisme, je pense que c’est la meilleur de chose qu’on
puisse faire en République Démocratique du Congo. Parce que, selon Tocqueville,
dans la Démocratie en Amérique de 1835, il disait ceci : Un pouvoir central ne
peut pas embrasser seul tous les particuliers de la vie d’un grand peuple ; il
ne le peut pas parce qu’un travail similaire excède les forces humaines. En
d’autre terme cela excède dans l’empêcher, non dans le faire. Voilà pourquoi en
Afrique naissent les dictatures parque souvent nos gouvernants aiment s’occuper
de toutes choses seuls sans partage de responsabilités et de compétences.
La
RDC a beaucoup d’intellectuels éparpiller au monde, instaurer aujourd’hui un
état fédéral et libre signifierait le grand retour en masse des congolais en
RDC pour s’appliquer au développement de la nation.
Pour
parler du fédéralisme, nous devons attendre la transition, car le
climat
de guerre que nous venons à peine de passer compliquerait encore les choses.
Propos
recueillis par Londa Mavungu