Voici quelques suggestions sur la question de la graphie de notre langue.
Ne compliquons pas un sujet dont la difficulté semble être reconnue par de nombreux Ne kongo: le nombre de locuteurs du kikongo va en régressant. Nous ne partons pas de zéro. Nous avons plusieurs livres écrits par les anciens en kikongo. Cherchons à réditer et à diffuser ces livres, y compris les livres de chants religieux. Ecrivons de nouveaux textes en utilisant la graphie des anciens. Apportons des modifications marginales quand cela est jugé nécessaire pour faciliter la maîtrise de notre langue par les plus jeunes. Réservons les grosses modifications à l'intention de l'académie. Ne nous braquons pas contre les néologismes. Une langue qui veut survivre doit évoluer. Et pour évoluer, une langue doit absolument procéder à des emprunts. C'est ce que font brillament les langues européennes. Le mot "académie" a une origine grecque, mais les langues romanes et anglo-saxonnes l'ont adoptée sans gêne. Le mot "chiffre" est d'origine asiatique et pourtant... Le mot "chocolat" a été forgé en Amérique centrale, et pourtant...
En résumé, je nous recommande d'être réalistes et prgamatiques, sinon c'est la mort sans aucun doute.
Salutations.
Miatudila, Mfumu Ngoyo