UNE MISE AU POINT DE MOANDA.ORG

Le projet est en effet très ambitieux mais il manque de réalisme malgré qu'il soit très bien présenté. Il y a en effet quatre objections majeures à faire à ce projet en provenance d'Afrique du Sud.

- La première est le financement de ce réseau électrique africain. Ce pays est INCAPABLE de lever les fonds nécessaires à ce vaste projet d'interconnection de lignes de transport d'électricité. Lorsque l'on pense que ce pays, soi-disant si riche, n'a même pas le budget nécessaire pour enrayer la propagation du SIDA sur son propre territoire : on est donc loin du compte !

- La seconde est l'entente entre les pays sur les territoires desquels devrait être construit ce vaste réseau de pylônes électriques. L'Union Européenne, qui existe depuis près de cinquante ans, qui dispose d'un parlement international et d'un gouvernement central basé à Bruxelles, ne parvient toujours pas à harmoniser effectivement ses différents réseaux électriques. Que penser alors des pays africains sans cesse confrontés à leurs rivalités respectives et dirigés souvent par des dictateurs non-démocrates et corrompus tels Mugabe et Dos Santos ?

- La troisième concerne le site d'Inga lui-même situé en RDC et que ESKOM semble considérer comme le pivot intial de son projet. A lire ce que ses promoteurs en disent ils ignorent ABSOLUMENT TOUT de sa fragilité et de sa précarité actuelle.

Les deux petites centrales actuelles construites en 1972 et 1979 ne parviennent même plus à alimenter convenablement la ville de Kinshasa où les interruptions de courant sont fréquentes. Ces deux centrales n'ont jamais été convenablement entretenues et sont à l'heure actuelle quasi irréparables. Celle construite en 1972 comportait huit turbines Francis de 170 MW. Il n'en reste plus que deux en fonctionnement. Les six autres sont hors d'usage car au fur et à mesure qu'elles tombaient en panne, faute de pièces de rechange, on prélevait sur elles les parties encore valables pour les incorporer dans les turbines restantes.

A l'heure actuelle, ces six turbines ne fonctionnent plus et sont complètement à l'abandon. Cela coûtera moins cher de les démanteler plutôt que les réparer lorsque le "GRAND INGA" sera achevé.

ESKOM semble ignorer ce état de fait que les techniciens et ingénieurs de la SNEL ne leur ont probablement pas révélé. Ils se taisent par fierté nationale et pur patriotisme, alors même que leurs salaires sont misérables lorsqu'ils le perçoivent.

ESKOM ne dispose même pas de la cartographie de toute la région au 1/50.000 . Il est par contre vrai, comme révélé dans le projet ESKOM que le site d'INGA dispose d'un potentiel réel ENORME , deux fois supérieur à celui des Trois Gorges des Chinois sur le fleuve Yang Tse Kiang. Par contre ce que ESKOM n'a pas envisagé, c'est que construire le "GRAND INGA " exigera plusieurs DIZAINES DE MILLIARDS D'EURO . Pas un seul investisseur, même un consortium américain, n'entreprendra cette tâche GIGANTESQUE s'il n'a pas la garantie qu'une SECURITE ABSOLUE que son investisseement et sa rentabilité seront effectives au moins durant un siècle.

SEULE LA CREATION DE L'EMPHYTEOSE MOANDA AVEC LA CONSTRUCTION DU " CANAL DU CONGO " EST CAPABLE DE REALISER TOUT CELA AVEC L'AIDE DES PAYS DE L'Union Européenne QUI S'Y ASSOCIERONT.

- La quatrième est d'ordre purement économique. Il n'y a pas assez d'industries en Afrique pour d'abord absorber et surtout ensuite ACHETER l'électricité qui sera produite par le "GRAND INGA". La seule solution à ce problème macro économique consiste à utiliser sur place en RDC ( c'est à dire au sein de l'Emphytéose Moanda ) toute cette énergie électrique. A cet effet, il faudra construire, à poximité du site d'INGA, une énorme usine d'électrolyse destinée à produire de l'HYDROGENE. Cet hydrogène, soit liquéfié à très basse température, soit comprimé à très haute pression en bonbonne, sera sotocké et évacué en barges au départ de cette usine et via le canal du Congo jusq'au port de BOMA. Là il sera chargé sur des cargos pour être vendu dans le monde entier.

En effet, dans moins de vingt ans, toutes les automobiles du monde rouleront à l'hydrogène et non plus à l'essence qui est responsable en très grande partie de la pollution de l'air terrestre et du réchauffement dramatique de la planè te. Or pour produire de l'hydrogène il n'y a que deux moyens :

LE PREMIER utilise la combustion du pétrole par le procédé du reformage catalytique qui pollue l'atmosphère et réchauffe la Terre. C'est la solution actuelle américaine et c'est pourquoi BUSH ne veut pas signer le protocole de KYOTO que CLINTON s'était engagé à faire respecter. Les faucons de l'administration républicaine dominée par le lobby pétrolier n'ont entrepris les guerres d'Afghanistan et d'Irak, contrairement à ce qu'ils prétendent, que pour s'assurer leur approvisionnement en pétrole. C'est pour la même raison qu'ils ont déjà fait assasiner Kennedy il y a quarante ans. C'est le même critère qui les pousse à soutenir le régime communiste de Dos Santos en Angola dont le littoral marin regorge de pétrole et toutes le pétro-monarchies arabes où la Charia et toutes ses horreurs sont toujours en vigueur.

LE SECOND MOYEN pour produire de l'hydrogène est écologique. C'est l'électrolyse de l'eau et c'est la solution européenne préconisée par ses scientifiques. Or pour en produire en quantité suffisante il faut énormément d'électricité. Il n'ya que les centrales atomiques et hydrauliques qui peuvent le produire. Oublions les éoliennes, les panneaux solaires et la biomasse qui ne sont que des palliatifs très faibles incapables d'assurer, ne fut-ce que localement, l'approvisionnement électique d'une ville de 50.000 habitants.

Les centrales atomiques, très nombreuses en Europe, n'ont cependant qu'une durée de vie de cinquante ans maximum et l'enfouissement de leurs déchets très radioactifs s'avère être un problèmr quasi insurmontable. De plus l'électricité produite revient relativement cher. Par contre, les centrales hydrauliques, lorsque les énormes barrages des fleuves qui les alimentent sont achevés, peuvent durer plusieurs siècles si elles sont bien entretenues, ne nécessitent aucun apport externe puisqu'elles n'utilisent que l'eau du fleuve qui le alimentent et surtout ne produisent

AUCUN DECHET : c'est la solution écologique miracle.

Le Congo dispose avec INGA du potentiel nécessaire pour produire assez d'hydrogène de qualité écologique pour faire rouler TOUTES les voitures du monde dans vingt ans. Ce sera le plus grand pactole financier jamais imaginé.

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