Assassinat d’un leader
politique : Crime politique ou crime isolé ? Par sa note officielle, le Gouvernement de l`Unité et Réconciliation Nationale de la République
d`Angola (GURN) répudiait et condamnait l`assassinat, vendredi 02 juillet
2003, à Luanda, de l’honorable Mfulumpinga Landu Victor, député à l’assemblée
nationale, professeur d’université et président de parti politique. Selon la seule information officielle lue sur Angop (04.07.2004), Mfulumpinga Landu Victor, de 59 ans d`âge, a été abattu ce vendredi par des inconnus avec une mitrailleuse de type AK, au moment où il sortait du siège de son parti - le Progrès de l`Alliance Nationale (PDP-ANA), au quartier Cassenda, à Luanda. Avec la
démocratie tant réclamée et attendue par nos populations, et à l’allure des
événements qui se succèdent, les nekongos que nous sommes commençons à nous
interroger sérieusement sur ce qui se trament réellement dans la nouvelle
valse politique dans nos pays respectifs depuis des années. D’aucun se
souviendrait que Mfulumpinga Victor - bien respecté dans des milieux de
jeunes angolais et parfois doublé comme la troisième force politique en
Angola - s’est prononcé tout récemment qu’il ne refuserait pas de se
présenter comme candidat aux élections présidentielles voulues et attendue
par toutes les composantes et populations angolaises. Mfulumpinga
n’est pas seulement un patriote angolais, mais il est aussi un nekongo. Cet
assassinat que nous présumons non politique
jusqu’ à ce que les auteurs
auront été traduits en justice et que justice sera rendue, ne manquera pas de
nous laisser réaliser que le danger est toujours permanent chez les Ne-kongo. Car
ceux-ci veulent vivre leur intégrité, servir en acte et en verité, et défendre leurs pays
respectifs dont ils sont issus; ce qui est caractéristique des Nekongo par
leurs valeurs ethnoculturelles Kongo. Les Nekongo
ne doivent-ils pas s’interroger sur ces endeuillements successifs? Les Nekongo
n’ont pas courte mémoire car depuis la vague de démocratisation dans nos pays
respectifs, les événements qui endeuillent nos communautés ne se font plus
compter et les gouvernements respectifs ne cessent de le multiplier.
L’histoire recente se souviendra et reconnaîtra que :
Mizele et d’autres fideles de
BDK se retrouvèrent en prison et y croupissent encore. Pendant ce temps, des
coupables des crimes économiques sous le régime de Mobutu, des rebelles
armées et criminels de guerre sont incorporés dans le gouvernement, aussi
dans les entreprises publiques de l’Etat.
Pendant ces temps, des bandes
armées rebelles sèment la désolation, font la loi dans l’Est du pays et par
après sont gratifiées par des postes dans l’armée dite nationale. Ces Nekongo membres de Bundu
Dia Kongo (BDK) n’ont fait que exercer leur liberté d’opinion et d’expression
- pour célébrer le 40ème
anniversaire de la création du province du Kongo Central (aujourd’hui denommé
Bakongo) - dénoncer des injustices dont
la province du Bas-Congo est victime jusqu’à ce jour dans la répartition du
revenue nationale et dans l’administration locale ; et - proposer le retour à
l’appellation « Kongo Central » pour leur province, à l’instar du
Shaba et du Haut-Zaire qui ont repris leur dénomination d’avant Mobutu, à
savoir Katanga et Oriental respectivement.
Ces forces qui ont pris le
pouvoir par coup d’Etat – avec des appuis et de la manière que l’on sait - et
qui se sont « legitimisés » après des élections controversées n’ ont pas encore réussi a privilégier le dialogue. Ne
serait-il pas surprenant que ces institutions avec leurs methodes privilegie
le dialogue ? Pour résultat, toute la région du Pool à population
majorité Nekongo se trouve détruite au jour le jour. C’était la une partie de notre mémoire… Aujourd’hui encore ! , s’interrogent les Nekongo Bien que jusqu’ici les Nekongo se refuseraient de croire à la thèse d’un
complot, et se résisteraient de faire de leur mémoire sus-évoqué un fond de commerce politique comme il en
est le cas dans certaines régions, les actes en cours dans l’Espace Kongo
interpellent plus d’un observateur lucide. C’est comme si la
« machine » qui nous endeuille ne s’est pas arrêtée, c’est cela
notre crainte car l’actualité abonde : -
Nous ne parlerons pas de la
situation en cours dans l’ensemble de la région du Pool et du plan de
lotissement du quartier Bakongo de Brazzaville – qui prévoit la démolition de
tout le quartier sans compensation (sic) ; pendant que de vastes
étendues dans Brazzaville ne sont pas encore loties. -
Nous n’allons pas encore
évoquer la situation désastreuse de guerre dans la province angolaise de
Cabinda, à population 95% Bakongo. Il suffit de s’en référer à l’attitude de l’armée
angolaise sur le terrain et au message du président de la république
angolaise sur cette question lors de son récent séjour aux USA. -
Non plus évoquerons nous la
situation dans la région de Banana autour la base militaire de Kitona et les
gaz toxiques résultant de l’exploitation pétrolière qui menancent
l’environnement dans la région, la situation des droits de l’homme avec les
membres de l’ABAKO encore emprisonnés et des fidèles de Bundu Dia Kongo
encore matraqués sur l’ensemble de la province du Bas-congo, malgré la loi
d’armistice en vigueur en RDC. Et l’actualité, c’est aujourd’hui encore l’assassinat d’un fils Nekongo
qui a cru en la democratie, et qui a su donner du souffle à la democratie
naissante dans son pays. Les reactions fusent de partout. A Luanda, les membres du secrétariat du Bureau Politique du MPLA, au pouvoir ont rendu hommage au député Mfulumpinga Lando Víctor, et que la direction du FNLA condamne cet acte qui "vient encore une fois de tâcher le climat de paix sociale que le pays et la Nation angolaise ont conquis après beaucoup de soufrance", lit-on dans leur message. Aujourd’hui, la disparition physique de Mfulumpinga Lando – comme il en
serait le cas pour tout autre assassinat de ce genre - nous laisse sans mots et sans commentaires car le choc
est trop dur, non pas seulement pour nous les Nekongo mais pour tous ceux qui
sont epris de paix et de justice. Ce que nous
croyons : L’erreur est
humaine, mais persévérer dans l’erreur est diabolique. Pourquoi toujours le
pouvoir et parfois des inconnus (comme le soutient le communiqué officiel
dans le cas de Mfulumpinga) sèment la désolation et les endeuillements auprès
des communautés nekongo ? Il faudra que
ceci –ces endeuillements des nekongo, des désolations infligées à leurs communautés
- s’arrêtent. Aussi, si nos nations respectives veulent encore les demeurer,
toutes ses composantes anthropologiques et sociologiques respectives devront
apprendre à cohabiter que se soit au niveau des individus qu’au niveau des groupes. Ce n’est pas
parce que les Nekongo sont reconnus comme toujours à l’avant scène de
l’esprit de travail, de concorde, de paix et d’unité dans leurs nations
respectives, qu’ils manqueront de se faire prévaloir d’une manière ou d’une
autre. Les Nekongo qui
ont toujours valorisé l’effort et cru en la justice n’oublieront pas, ils
estiment que l’ère de l’impunité est révolue. Ainsi le temps se rapproche où
tous les commanditaires et coupables – individus, groupes ou communauté - de
ces crimes ignobles payeront de leurs
actes avoués ou inavoués. La Rédaction Juillet 2004. Autres references : Le MPLA rend hommage au député
Mfulumpinga Landu Victor Le FNLA déplore le meurtre de
Mfulumpinga Landu Victor Le recteur de l`UAN regrette la
mort du professeur Mfulumpinga http://www.digitalcongo.net/fullstory.php?id=32785
[Ndlr : Les Nekongo croient en la justice ] |
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