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Une semaine
mouvementée :
Récit de voyage d’un fils ne-kongo dans la
région des grands lacs africains.
Chers tous
C'est le retour d'un fils Nekongo qui revient des affres de Bukavu et Goma.
Si j'ai été absent pendant longtemps
c'est suite à une mission de service que je devais effectuer dans le Kivu.
Parti de Kinshasa un certain 1è juin
par un vol régulier sur Goma qui
affichait une quiétude profonde. Le
jour après ai pris place à bord du bateau Bisengimana
(sic) pour parcourir les quelques 100 km du lac
Kivu en 6h car me disait-on il n'était pas sûr de prendre l'avion - qui fait
15 min - car de l'aéro de Kavumu
à BuKaVu le chemin n'est pas très sûr.
Nous arrivons à Bukavu à 15h30 et juste
le temps de savourer la belle vue du Lac se sont les premiers crépitements
des balles vers 17h30 et ne sachant rien on m'informera que le Colonel Mutebusi venait de se rebeller et que pour ce coin ce
n'est pas grave car cela va se tasser dans deux jours.
Les coups de feu ont continué jusqu'au
vendredi et avons assisté à des morts de militaires rebelles fauchés par des
balles non loin de notre hôtel quelle scène macabre! Lorsque la Monuc sentant le rebelle acculé s'est interposé pour
demander au Général Mbuja Mabe
d'arrêter la progression et au rebelle de rentrer dans sa position de départ
et cela fut fait par le premier et non par le second qui va profiter du
retour de Mbuja pour avancer mais un missile tiré
par un hélico de la Monuc sur les positions de Mutebusi remettra tout en ordre et ce fut la fin des
hostilités.
Au fait pour les Fac c'était à présent
un problème entre la Monuc et les rebelles.
COUP DE TONNERE : on nous annonce dans
les coulisses l'arrivée du fameux Général Kunda de Goma avec plus de 18 véhicules et la ville s'apprête à
nouveau à des affrontements. Heureusement pour nous un bateau partait sur Goma le dimanche matin et nous revoilà voguant de nouveau
sur le lac non sans joie car nous venions de quitter la ville de toutes les
peurs. Nous atteindrons Goma après 7h de navigation
tout en évitant le plus possible les côtes Rwandaise car nous attendant à une
attaque de militaires Rwandais.
L'hôtel que je prendrai à Goma sera envahi par la délégation ministérielle venus de
Kin. Le matin au petit dejeuner
j'ai constaté une agitation dans le chef de nos ministres tjrs collés au
téléphone et allant s'agglutiner autour d'un responsable de la Monuc et le plus agité fut Ondekane.
30 minutes plus tard, ils vont s'engouffrer dans les jeeps onusiennes et
quitteront l'hôtel sur les chapeau de roue à mon
grand étonnement. Quelques minutes plus tard on nous annoncera que l'aéroport
de Goma est fermé c'est alors que je comprendrai
que j'étais à nouveau dans les pétrins.
Que faire et contre toutes mesures de
sécurité qui nous demandait de rester à l'hôtel je suis sorti pour me
réfugier au QG de la Monuc ou je vais rencontrer
mes anciens voisins rejoints par Ruberwa. A la
question de savoir qui a ordonné la fermeture de l'aéroport, ni le chef
militaire ni le gouverneur ne pouvait répondre et tout ce que l'on chuchotait
qu'un certain Major Claude " par erreur" est descendu au siège de
la RVA habillé des chaînes de balles avec une escorte lourdement armée pour
chasser ceux qui y travaillaient.
La délégation de Kinshasa a tenu une
réunion de 10h à 17h pour enfin nous
annoncer que l'aéroport n'a jamais été
fermé et tout le monde est sorti de la Monuc pour
la ville. Le Nekongo regagnera Kin
par un régulier de Hewa Bora le mardi matin
De tout cela ,
nous avons constaté un grand hiatus entre ce qui se dit et ce qui se vit à
l'Est du pays et surtout Goma qui est en fait une
ville assiégée depuis toujours. Kizeye ko keti si ya
kuikila lumbu vo mbulu mbulu
zozo zole i besi nsi yayi.
“Muana ne-kongo”
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