| Ne-Kongo.net |
Tradition
Kongo |
8/2004 |
| Août
2004 |
LA DOT CHEZ
LES BAKONGO!!! Avant toute chose, j'aimerais simplement me rappeler une maman Mukongo, de mon quartier à Ndal, qui avait dit à son mari : « Deux makuta na yo o balelaki ngayi yango oyo ; na zongiseli yo yango !!! » Ce qui est sûr et certain est que « deux makuta » n'était pas grand chose lorsque je grandissais ; mais bon, je ne saurais pas dire si « deux makuta » était quelque chose à l'époque de la dot de cette maman.
Certes, la dot n'est carrément plus quelque chose de symbolique pour
plaire
aux différents membres de la famille de la femme ; elle devient de
plus en
plus un moyen de se faire quelques pognons sur les dos de nos soeurs; et
ça
commence déjà à faire très honte à nous
autres, les Bakongo,-nous qui sommes
supposés avoir la notion de « luzitu » ou de respect.
La dot, c'est
carrément devenue du commerce et une culture de la vente des personnes
Bien sûr qu'il n'y a rien de plus normal que de respecter les coutumes
des
autres, et spécialement la coutume de la famille de mon épouse
ou ma future
épouse ; mais bon, il ne faut pas exagérer non plus, et surtout
pas
Et, les Bakongo, pour faire peur à leurs naïfs, ils disent :
« Il faut
donner tout ce que les 'noko' ou les oncles demandent pour éviter
des
sérieux problèmes dans ton foyer, sinon tu vas avoir des malédictions
dans
ta petite famille ; tes enfants tomberont, tout le temps, malades, etc. » QUESTION : Pourquoi dois-je payer $2000.00 à $3000.00 à la famille de ma femme ou future femme, et aussi être indirectement obligé de donner des petites aides ici et là à cette même famille dans le futur ?
En Inde, par contre, c'est la famille de l'épouse qui devait donner
des
biens matériels à l'époux !!!! Et, il y a eu beaucoup
d'abus exactement
comme chez nous ; et pire encore, on a même enregistré des cas
((November 7,
2002) The Indian government has reported that an estimated 6,000 women a NOTE : Je ne crois pas que la coutume de la dot a été inventée pour vendre nos soeurs ou pour exploiter nos beaux-frères.
A suivre... |