De la protection de l'individu découle toutes les notions liées
aux droits de l'Homme ou de l'individu, et celle de la participation d'êtres
libres intègre celles de toutes les libertés reconnus à
ce jour à l'individu sous la déclaration universelle des droits
de l'Homme.
Vue sous les deux angles dont j'ai fait mention ci-haut nous réaliserons
clairement que ce sont là les aspirations de tous les êtres
humains quelles que soient les sociétés dont ils sont issues.
Le degré de frustration des membres des sociétés humaines
seront inversement proportionnel au degré de pratique au sein de
la société de ces deux idéaux. Tout africain que l'on
soit, nous devons admettre que nos sociétés n'ont jamais pourvu
protection de l'intégrité humaine ni établit la participation
de tous à la gestion du groupe entant qu'être libre. Nos sociétés
ont souvent été gérée par la terreur. Un petit
groupe décidant ce qui est bon pour tous, et souvent n'ayant aucun
respect pour l'intégrité physique des membres de la société.
Aussi loin que l'on puisse aller dans le temps dans l'étude des sociétés
africaines, on y trouvera que du sang verser par des tyrans plus ou moins
cruels les uns les autres.
La notion de démocratie est bien sûr une invention des sociétés saturées du règne de l'arbitraire. Ces sociétés ont développé un modèle qui garantirait l'harmonie dans la société pour effectivement mettre fin au règne de l'arbitraire, et ainsi établir l'harmonie au sein de la société. Parmi les éléments contribuant à l'harmonie dans la société humaine, ces sociétés ont épinglé les éléments comme la justice c’est-à-dire l'égalité de tous devant la loi (un arrêt à l'arbitraire), toutes les libertés dites fondamentales (expression, mouvement, association, etc), et la reconnaissance de la même et unique valeur d'être humain à tous les membres de la société. Et autour de ces idéaux, les sociétés occidentales ont commencé à confectionner des systèmes politique, économique, etc.. qui soient les reflets de ces idéaux fondamentaux.
Aucune de ces sociétés n'a encore atteint l'idéal,
mais elles se sont au moins toutes déjà mises au travail pour
l'atteindre.
Je crois que l'Afrique en générale et le Congo en particulier
n'est pas exempt de cet exercice d'introspection. Nous n'avons pas besoin
de réinventer la roue. Elle est là, et en âme et conscience
nous devons accepter ces idées quoique sorties des expériences
occidentales comme universelles. Je suis convaincu que dans l'absolu, ces
idées sont universelles. J'attends toujours cette personne qui me
montrera cette société d'humains qui aspirerait évoluer
dans l'esclavage. Ceci pour dire que droits, libertés et justice
sont des aspirations humaines pour tout le monde, quels qu’ils soient.
Au lieu de discréditer la démocratie comme une idée
des occidentaux, nous devons au contraire débattre sur les meilleures
voies qui aboutiront à son implémentations effective en Afrique.
Nous devons avoir en tête qu'il n'y a pas une voie unique pour la
démocratie, mais la finalité de la démocratie est unique
et se résume à la poursuite des idéaux dont j'ai fait
mention au début de mon texte.
Porte toi a merveille,
Léon D.M. Diatezua
- Même les nuits les plus longues finissent par céder leurs
places aux jours radieux. Bientôt le Congo avec son peuple uni à
jamais par le sort c’est-à-dire les privations depuis Léopold
II jusqu'à sa réincarnation sous le pseudonyme de Mobutu sortira
de sa nuit de torpeur et rayonnera comme une alpha-Star dans cette constellation
nommée Afrique -
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