Intenses activités sur la commémoration de la Journée Internationale de la Femme au Bas-Congo

La population féminine de la province du Bas-Congo a célébré avec faste sous la férule des autorités locales la célébration de la journée internationale de la femme. Le thème « GENRE ET VIOLENCES FAITES A LA FEMME » a fait l’objet d’une forte exploitation par différents intervenants.

Ce thème au niveau national a été bien choisi quand on sait que la femme congolaise a été une victime sans défense devant les atrocités de la rébellion. Toutes les structures féminines de la province du Bas-Congo se sont mobilisées comme une seule personne pour donner un éclat particulier à cette 27ème édition de la J.I.F.

Le Gouverneur de Province, César Tsasa-di-Ntumba avait fait le déplacement de la ville portuaire de Boma où il est allé partager les activités de cette journée commémorative du 8 mars avec la gent féminine de cette juridiction administrative.  Rien n’y avait été laissé au hasard pour que cette 27ème édition de la Journée Internationale de la Femme fasse tâche d’huile dans la mesure où elle est organisée à une période où la République Démocratique du Congo se trouve dans un virage décisif de son avenir.

Au bar-dancing « La Paillotte », propriété achetée rubis sur ongles par le Gouvernorat, le Vice-Gouverneur chargé des questions économiques, financières et de développement, Emmanuel Ndombi Maboti, a donné le ton de toutes les activités de cette commémoration dont la clôture aura lieu le 31 mars prochain.

Dans son mot de circonstance, il a, au nom de l’Exécutif Provincial, souhaité une bonne fête à toutes les femmes pour qui cette journée doit être une occasion de prise de conscience de ce que la femme doit réellement être.

Le Vice-Gouverneur a retracé l’historique de difficultés multisectorielles que connaît le pays. Ces difficultés tant répertoriées n’ont pas épargné les groupes- vulnérables qui sont les femmes et les enfants. Il a exalté la place qu’occupe la femme dans la chaîne alimentaire. La femme est victime dans la plupart des cas des structures sociales et mentales qui ne lui permettent pas de mieux évoluer au même titre que son semblable, l’homme.

Il a énuméré les différents concepts directs et indirects qui continuent à placer la femme dans une position moins confortable notamment le complexe d’infériorité, le manque de solidarité, la sous-estimation, etc…

Néanmoins, il a reconnu que la femme du Bas-Congo dispose de tous les atouts pour jouer pleinement son rôle dans la vie contre la pauvreté si elle arrivait à vivre en partenariat avec l’homme dans tous les domaines.

L’homme et la femme, a-t-il martelé, sont condamnés à vivre ensemble dans un élan de complémentarité et de parité. L’assistance qui s’était donné rendez-vous au bar-dancing « La Paillote » a été informée de la prochaine tenue d’une Conférence Provinciale sur la Femme dont le thème est : « SITUATION DE LA FEMME ET IMPACT DE SON APPORT AU DEVELOPPEMENT DE LA PROVINCE ».

Parlant au nom de l’Exécutif Provincial, le Vice-Gouverneur Ndombi a mis en vedette l’éducation en famille et l’instruction comme étant des clés pour sortir la femme de la situation où elle se trouve.

Enfin, le Vice-Gouverneur Ndombi a rappelé la volonté du Chef de l’Etat, le Général-Major, Joseph KABILA qui tient à réhabiliter réellement la femme en faisant d’elle un véritable partenaire de l’homme. Chacun a à donner à l’autre, a-t-il dit en substance.

Auparavant, la Vice-Gouverneur Marie-Madeleine Mienze Kiaku s’était longuement attardée sur le genre et les violences faites à la femme.

Elle a fait le réquisitoire sur les violences dont la femme est victime dans son vécu quotidien. Elle s’est attardée sur toutes les formes de contraintes que vit la femme dont son principal bourreau est l’homme.  Elle a regroupé dans l’ordre de grandeur, la nature des violences : violence psychologique ou morale, violence physique, violence sexuelle, violence politique, etc…

En 1999, une étude ad hoc avait été menée par le Ministère de la Condition Féminine et Famille avec l’appui de l’UNICEF sur les violences faites à la femme et à la jeune fille à Matadi. Le Bas-Congo n’a pas été épargné de cette folie meurtrière dont les répercussions néfastes continuent à se faire ressentir.

Et, la Vice-Gouverneur Marie-Madeleine Mienze Kiaku de conclure : « Nous devons reconnaître que les choses ont sensiblement évolué. Car, une prise de conscience est déjà remarquée parmi les auteurs de la violence ayant amorcé des actions tendant à introduire un changement de mentalités dans leurs rapports quotidiens vis-à-vis de la femme ».

« Ceci est la résultante d’un long processus de sensibilisation partant de la vulgarisation des instruments internationaux garantissant l’égalité des droits des êtres humains et ceux interdisant toutes les formes de discrimination basée sur le sexe. Le statut de la femme subit une amélioration progressive mais beaucoup reste encore à faire ».

« La tâche est encore immense dans les milieux ruraux restés égaux à eux-mêmes et la crise multiforme ne fait qu’accentuer ces violences à l’endroit des femmes.

Le Chef de Division Provinciale à la Condition Féminine et Famille, Caroline Batonda Ngadi, a circonscrit l’événement du jour et son importance dans le concert des Nations. L’occasion faisant le larron, elle a fait la lecture des résultats de l’enquête réalisée sur les contraintes et violences dont la femme est victime au Bas-Congo.

La Compagnie du Théâtre « Yala Nkuwu » a joué une pièce où il a été mis en vedette multiples formes de violences faites à la femme. Les acteurs et actrices ont attiré l’attention de l’assistance sur le malheureux vécu quotidien de la femme congolaise.

A considérer le nombre de femmes de Matadi ayant fait le déplacement du bar-dancing « La Paillote », il saute aux yeux que la femme du Bas-Congo avait compati aux multiples actes immoraux qu’on a fait subir aux mamans d’autres provinces du pays et tenaient mordicus à être présentes à toues ces manifestations commémoratives.

Le 13 mars prochain, des conférences-débats seront animées sur les violences faites aux jeunes filles et aux femmes. Elles seront animées respectivement par une évangéliste et un avocat de la place et tenaient mordicus à être présentes à toutes ces manifestations commémoratives.

 

Territoriale

Appel du Maire Adjoint de Boma à la conscience de trois Bourgmestres et les Chefs de Quartiers.

Le Maire Adjoint de Boma, Madame Victorine LOMBO MASUNDA, appelle les trois bourgmestres et les chefs de quartiers de sa juridiction à coopérer et à se mobiliser pour la réhabilitation et l’assainissement de cette entité politico-administrative. Avec le peu de ressources provenant des taxes, les bourgmestres et les chefs des quartiers doivent, ensemble avec leurs populations respectives, s’organiser et engager leurs populations à des travaux de débouchage des caniveaux qui doivent se terminer afin d’éviter que les routes deviennent marécageuses en cette saison des pluies. L’autorité urbaine est satisfaite du fait que la ville de Boma avec ses habitants vient de bénéficier de l’attention particulière du Gouvernorat du Bas-Congo qui a fait un don d’un engin (un tracteur) pour la réhabilitation des axes routiers de la ville portuaire de Boma.

En effet, les autorités communales de Boma doivent à tout prix s’y mettre pour la réalisation de ces travaux, soulignant aussi que ces derniers (les bourgmestres et chers de quartiers) se préoccupent de l’encadrement de la jeunesse et de son épanouissement. Ce n’est pas tout ! Le Maire Adjoint Lombo a, au nom de l’Exécutif Urbain, promis également de relancer les travaux de réhabilitation des routes, et de l’évacuation des ordures, travaux qui avaient d’ores et déjà commencé dans les différents coins de la ville. Profitant de la même occasion, Madame Victorine Lombo, Maire Adjoint de Boma, a déploré l’attitude de ceux des habitants de sa juridiction qui refusent d’épauler les autorités (communales) dans de telles actions qui, pourtant, concourent à leur bien-être.

 

 

Matadi

La Ville de Matadi sera présente au Concours National d’Orthographe Française à Kinshasa

Vingt-deux élèves de onze établissements scolaires de Matadi ont été primés dernièrement au cours d’une cérémonie organisée par le Centre Inter-disciplinaire d’Encadrement des jeunes (C.I.E.J.).

Deux élèves représenteront la Ville de Matadi au concours national qui aura lieu dans la capitale kinoise en date du 6 avril prochain. Ces deux élèves issus du Complexe Scolaire Mavinga et du Lycée Vuvu Kieto ont réalisé de meilleures performances en dictée française. Outre ces deux champions en l’occurrence Buligo Obadia et Nkubukulu, les 20 autres lauréats avaient reçu des cadeaux reflétant des efforts qu’ils ont fourni pour occuper une bonne position à l’issue dudit concours.

Les différents intervenants qui se sont succédé devant l’assistance ont mis en exergue l’importance de ce concours qui a permis à chacun de se faire une idée sur son niveau grammatical. C’est un concours ayant servi de véritable jauge pour la jeunesse scolarisée et pour ses encadreurs. Une occasion de rectifier le tir afin de corriger certaines lacunes dans la phraséologie, la conjugaison, la ponctuation, bref tout ce qui concourt à une bonne rédaction française.

La Vice-Gouverneur Marie-Madeleine Mienze Kiaku qui parlait au nom de l’Exécutif Provincial a surtout parlé de l’excellence pour laquelle les élèves doivent se battre. Elle a stigmatisé les anti-valeurs dont sont animés la plupart des élèves qui ne savent plus prendre au sérieux leurs études. L’Exécutif Provincial tient à une formation élitiste de la jeunesse du Bas-Congo qui doit également se mettre au même diapason que celles d’autres provinces.

La présence de la Vice-Gouverneur à cette cérémonie de remise des cadeaux aux lauréats de ce concours symbolise, somme toute, la préoccupation de l’Exécutif Provincial qui place l’encadrement et la formation des jeunes en ordre utile. Dans le Bas-Congo, trois juridictions ont été concernées par ce concours. Il s’agit de Kisantu, Matadi, Kasangulu et Mbanza-Ngungu. Leurs champions et vice-champions se retrouveront aussi à Kinshasa. Quel sera le comportement des élèves du Bas-Congo. That is the question.

Emmanuel LUZOLO NZEKA

 

Le Cinéaste Thierry Michel reçu en audience par le Gouverneur de Province, César Tsasa-di-Ntumba

Qui a dit que la République Démocratique du Congo regorge de plusieurs opportunités à multifaces ne s’est pas trompé d’adresse. Plusieurs domaines attendent des investisseurs étrangers. L’industrie cinématographique n’est pas en reste depuis plusieurs années. Il suffit de faire marche en arrière dans le temps pour se rappeler les nombreux films réalisés en République Démocratique du Congo à l’époque coloniale. La Ville de Matadi dans le Bas-Congo avait également servi de terrain pour la réalisation du film intitulé : « Au bord de l’abîme ».

Non loin de cette date, le Gouverneur de Province, César Tsasa-di-Ntumba, s’est entretenu avec le cinéaste et réalisateur Thierry Michel  qui s’est fait connaître à travers le film « Mobutu, Roi du Zaïre ». L’interlocuteur de l’autorité de province lui a expliqué la motivation de son séjour dans le Bas-Congo qui est à considérer comme étant une espèce de déblayage de terrain dans le cadre de son prochain film intitulé « The Congo River ». Il s’agira de parler du Fleuve Congo à partir de l’embouchure jusqu’à Lualaba.

Le Chef de l’Exécutif Provincial s’est réjoui du choix porté par ce cinéaste qui a bien voulu faire reconnaître à travers les images les potentialités touristiques de la République Démocratique du Congo. L’autorité de province lui a rassuré le concours moral de l’Exécutif Provincial pour qu’il aboutisse à l’objectif qu’il s’est assigné.

Le passage de Thierry Michel à Matadi a attiré l’attention des amis de la culture qui l’ont vu de visu surtout que son nom est lié à ce fameux film « Mobutu, Roi du Zaïre » retraçant le règne dictatorial de ce dernier.

A une des questions de la presse, le cinéaste Thierry Michel a laissé entendre qu’il est ébloui par la chaleur humaine des populations congolaises.

Point n’est besoin de rappeler que la République Démocratique du Congo dispose de cinéastes et réalisateurs sortis de grandes écoles tels que feu Roger Kwami Nzinga Mambu, le père du film « Moseka » qui nous a quittés il y a quelques jours. L’industrie cinématographique congolaise a besoin d’un souffle nouveau et fort pour qu’elle fasse parler d’elle parmi tant d’autres.

Le gouvernement de transition qui se bat bec et ongles pour assainir tous les domaines de la vie ne met pas de côté l’industrie cinématographie qu’il faut à tout prix réhabiliter. La RTNC au niveau national compte beaucoup de réalisateurs.

Emmanuel LUZOLO NZEKA

 

 

 

 


Compte rendu du Conseil des Ministres du vendredi 12 Mars 2004 à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa

Sous la Haute direction de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général-Major Joseph KABILA, le Gouvernement de Transition a tenu ce vendredi 12 Mars 2004, à la Cité de l’Union Africaine de Kinshasa, sa 22ème réunion du Conseil des Ministres.

Dix huit points étaient inscrits à l’ordre du jour de la réunion, répartis en quatre Commissions Gouvernementales de la manière suivante:

1. Pour la Commission pour la Reconstruction et le Développement

1.1. Dossier SINELAC (Société Internationale d’Electricité des Pays des Grands Lacs);

1.2. Adhésion de la République Démocratique du Congo au Protocole créant la Société pour l’Habitat et le Logement Territorial en Afrique, SHELTER-AFRIQUE;

1.3. Proposition relative à la suspension de la perception des Droits et Taxes à l’importation sur les véhicules utilitaires.

2. Pour la Commission Sociale et Culturelle

2.1. Projet de Décret portant création et organisation du Programme national multisectoriel de Lutte contre le SIDA;

2.2. Projet de Décret portant création et organisation des Académies de l’Enseignement Supérieur et Universitaire;

2.3. Projet de Décret portant création d’un Etablissement Public dénommé Université de Kinshasa-Ngaliema

2.4. Projet d’Arrêté Ministériel portant retrait de l’autorisation de fonctionnement et d’agrément provisoire quelques Etablissements privés d’Enseignement Supérieur et Universitaire.

3. Pour la Commission économique et Financière

3.1. Projet de Décret portant autorisation de création de la SARL TRUST ERCHANT BANK;

3.2. Projet de Décret portant autorisation de prorogation de durée de la SARL dénommée PLASTICA;

3.3. Projet de Décret rapportant le décret n° 103 du 07 août 1998 autorisant la création d’une société par action à responsabilité limitée dénommée Société Minière du Congo (SOMICO)

3.4. Projet de Décret portant transfert à l’Etat Congolais, des participations de l’entreprise publique COHYDRO dans la société Congolaise de Pétrole ECP;

3.5. Dossier fusion FINA CONGO/ELF OIL CONGO:

3.6. Projet de Décret modifiant le Décret n° 063/2003 du 24 Mars 2003 portant création et statuts d’une Entreprise Publique dénommée CEEC (Centre d’Evaluation, d’Expertise et de Certificat des Substances minérales précieuses et semi-précieuses;

3.7. Projet de Décret portant création de la Commission Interministérielle chargée du suivi des programmes conclus avec les Institutions Financières Internationales;

3.8. Projet KMT (Traitement des rejets de Kolwezi);

3.9. Projet de Loi portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

4. Pour la Commission Politique, Défense et Sécurité ;

4.1. Situation sécuritaire dans l’Ituri et le Sud-Kivu;

4.2. Incidents survenus au Palais du Peuple lors de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme, le lundi 08 Mars 2004.

Abordant en premier lieu les matières relevant de la Commission pour la Reconstruction et le Développement, le Conseil des Ministres a suivi les exposés du Vice-président de la République en charge de la Commission pour la Reconstruction et le Développement, successivement sur le dossier SINELAC (Société International d’Electricité des Pays des Grands Lacs) et sur l’adhésion de la République Démocratique du Congo au Protocole créant la société pour l’Habitat et le Logement Territorial en Afrique, SHELTER-AFRIQUE.

Les Ministères de l’Energie et du Portefeuille ont complété le Vice-président de la République en Charge de la Commission pour la Reconstruction et le Développement dans la présentation du dossier SINELAC. Tandis que le Ministre de l’Urbanisme et Habitat la fait en ce qui concerne le dossier d’adhésion à SHELTERAFRIQUE.

Après débats et délibérations, le Conseil des Ministres a adopté ces deux dossiers. Il est à noter que l’adhésion de notre pays à SHELTERAFRIQUE nous offre une opportunité d’accéder a des crédits importants en vue de financer le plan d’urbanisme de nos villes avec notamment la construction des immeubles du secteur hôtelier, des logements sociaux, a usage public et résidentiel.

En ce qui concerne la SINELAC, le Ministre de l’Energie a été autorisé, après les concertations nécessaires, à designer et à communiquer aux autres partenaires les noms des responsables Congolais retenus pour les postes du Conseil d’Administration, du Comité de Gestion, du Collège des Commissaires aux Comptes et du Chef de Production et de Transport de la Centrale de la RUZIZI

Le Ministre de l’Energie a été, en outre, chargé d’organiser les concertations nécessaires avec les autres partenaires pour dresser l’état des lieux de cette Société du droit international en cette période post-conflit.

Le point se rapportant à la proposition relative à la suspension de la perception des Droits et taxes à l’importation sur les véhicules utilitaires a été renvoyé à un examen ultérieur pour harmonisation entre les Ministres des Transports, des Finances et du Budget.

Examinant en deuxième lieu les questions de la Commission Sociale et Culturelle, le Conseil a suivi l’exposé du Vice-président de la République en charge de ladite Commission, complété par le Ministre de la Santé, concernant le projet de Décret portant création et organisation du programme national multisectoriel de lutte contre le SIDA.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce projet de Décret moyennant quelques amendements. S’agissant du projet d’Arrêté Ministériel portant retrait de l’autorisation de fonctionnement ou de l’agrément provisoire de quelques Etablissements d’Enseignement Supérieur et Universitaire privés non viables, le Gouvernement a décidé le retrait des autorisations de fonctionnement et agréments provisoires accordés à ces établissements.

Le Conseil a demandé au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de prendre des mesures d’accompagnement nécessaires pour le reclassement des Etudiants, qui seraient encore concernés par cette mesure, dans d’autres établissements publics ou privés viables.

En ce qui concerne la création des académies de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et la transformation de certains Instituts Supérieurs en Universités, notamment l’institut Pédagogique National (IPN), en attendant l’harmonisation des textes juridiques qui accompagnent cette importante réforme, le Conseil a reporté leur adoption à sa prochaine réunion.

S’agissant des matières relèvent de la Commission Economique et Financière, le Conseil a suivi les exposés du Vice-président de la République en charge de ladite Commission, complété, chacun en ce qui le concerne, par les Ministres de l’Economie Nationale, des Mines et du Portefeuille ainsi que par le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté:

1. le Projet de Décret portant autorisation de création de la SARL TRUST MERCHANT BANK:

2. 2. le Projet de Décret portant autorisation de prorogation de durée de la SARL dénommée PLASTICA

3. le Projet de Décret portant création de la Commission Interministérielle chargée du suivi des programmes conclus avec les Institutions Financières Internationales;

4. le Projet KMT (Traitement des rejets de Kolwezi) moyennant amendements, notamment sur l’augmentation du capital;

5. le Projet de Loi portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme;

Enfin, en ce qui concerne les matières de la Commission Politique, Défense et Sécurité, le Conseil des Ministres a suivi les exposés du Vice-président de la République en charge de ladite Commission, complété par le Ministre de Intérieur, Décentralisation et Sécurité, le Ministre de la Défense, Démobilisation et Anciens Combattants, la Ministre de la Condition Féminine et le Ministre de la Presse et Information sur la situation sécuritaire dans l’Ituri, le Sud-Kivu, le Nord-Katanga et à Kasangulu/Kinshasa, ainsi que sur les incidents survenus au Palais du Peuple lors de la commémoration de la Journée internationale de la Femme, le lundi 08 Mars 2004.

Le Conseil a pris acte de ces rapports sécuritaires et a pris les décisions suivantes:

1. L’invitation à Kinshasa des Responsables des Milices pour trouver les voies et moyens de mettre fin aux hostilités dans l’Ituri;

2. La disponibilisation dans l’immédiat des moyens dans, les meilleurs délais pour l’envoi d’une Unité intégrée de la Police Nationale à Bunia;

3. La nomination d’un Commissaire de District à Ituri lors de la mise en place prochaine des Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces dont l’installation devra coïncider avec le déploiement du premier contingent de la Police Nationale dans cette partie de la République;

4. L’envoi d’une mission conjointe des Ministres de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité et de la Défense, Démobilisation et Anciens Combattants à Lubumbashi et dans le Nord Katanga pour d’une part établir l’état des lieux de la situation des forces incontrôlées qui y sèment l’insécurité et d’autre part prendre des mesures qui s’imposent en vue de rétablir l’ordre public et la sécurité des personnes et de leurs biens.

5. Le ratissage par le Ministère de la Défense et l’Etat-major Général des Forces Armées de la RDC de tous les lieux suspects sur la route du Bas-Congo, plus spécialement à Kasangulu, pour y évacuer tous les hommes en armes qui s’y trouvent de façon anarchique et qui seraient à la base de l’insécurité sur ce tronçon de la Nationale n° 1.

Cette mesure concerne aussi les Policiers et les Militaires qui sont abusivement utilisés pour garder les installations et les fermes des particuliers dans cette partie du pays. D’ores et déjà, le bataillon des Forces Armées de la RDC qui se trouvait dans les installations de l’Office des Routes de Kasangulu a été déplacé sur ordre du Ministre de la Défense, Démobilisation et Anciens Combattants et de l’Etat-major Général pour Maluku.

6. Le Conseil attend le retour de la délégation de l’Etat-major Général des Forces Armées de la RDC pour statuer sur l’épineuse question de Bukavu afin de prendre des mesures appropriées.

En ce qui concerne les incidents survenus au Palais du Peuple lors de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme, le lundi 08 Mars 2004, le Gouvernement condamne de la manière la plus forte ces événements malheureux qui déshonorent la femme congolaise et qui ont porté atteinte à la personne du Vice-président de la République en charge l Commission Politique, Défense et Sécurité.

Après débats et délibérations, le Conseil a décidé de la mise en place d’une Commission d’enquête présidée par le Ministre de la Justice, qui comprend en outre les Ministres de Industrie, du Plan, des Droits humains, de la Recherche Scientifique et Technologique et du Portefeuille en vue de mener des enquêtes et recherches durant deux semaines pour établir les faits matériels de ces incidents et permettre au Conseil de prendre des mesures qui s’imposent afin de décourager dans l’avenir ce genre d’activité de nature à compromettre dangereusement tout le processus de paix et de réconciliation auquel notre peuple fonde tous ses espoirs.

Il sied de noter que cette Commission Gouvernementale travaillera avec le Parquet Général pour bien mener sa mission. Avant de lever la séance, le Président de la République a donné la parole au Vice-président de la République en charge de la Commission Sociale et Culturelle pour informer les membres du Conseil de l’impérieuse nécessité d’adopter un Arrêté interministériel consacrant le barème de Mbudi, concrétisant ainsi l’accord survenu entre le Gouvernement et les délégués des fonctionnaires.

Les Ministres de la Fonction Publique, du Budget et celui des Finances ont été chargés de prendre cet arrêté relatif au barème des Fonctionnaires et Agents de l’Etat dans les meilleurs délais pour rencontrer ainsi les desiderata de ces derniers clairement exprimés lors des concertations de Mbudi.

Commence à 10 h 30’, le Conseil des Ministres a pris fin à 23 h 20’.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 12 Mars 2004

Vital KAMERHE

Ministre de la Presse et Information

Porte-parole du Gouvernement


Le projet de budget 2004 dégage un taux d’accroissement de 44,21%

Le Gouvernement de transition commence à partir de ce lundi 15 mars 2004, le projet du budget de l'Etat pour l'exercice 2004, à l'Assemblée nationale et au Sénat. Il est donc utile, à ce stade, que nous puissions échanger sur le contour de ce projet de Budget, afin de permettre à notre population de mieux suivre les débats y relatifs.

De prime à bord, j'attire votre meilleure attention sur le fait qu'il ne s'agit, pour le moment, que d'un projet de Budget. Par conséquent, les chiffres que je vais vous communiquer sont provisoires, étant donné qu'ils n'ont pas encore reçu la sanction de l'autorité budgétaire qu'est le Parlement.

D’une manière générale, le projet du Budget de l'Etat pour l'exercice 2004 vise la consolidation de la stabilité macro-économique, la réorientation des dépenses pro-pauvres vers les dépenses de réunification et les dépenses de reconstruction.

Pour ce faire, le projet du Budget 2004 est arrêté en équilibre, soit 482 milliards 485 millions de Fc, tant en recettes qu'en dépenses. Par rapport au Budget aménagé 2003 arrêté à 33 milliards 629 millions 891 mille 724 Fc, ce projet dégage un taux d'accroissement de 44,21 %.

Sur le total des recettes, attendues en 2004, 227 milliards 74 millions de Fc proviennent des recettes courantes et 255 milliards 411 millions de Fc des recettes exceptionnelles, représentant respectivement 47% et 53% des recettes totales. S’agissant des dépenses, elles sont subdivisées en huit classes suivant la nouvelle nomenclature budgétaire. Il s'agit : (1) de la dette publique en capital qui se chiffre à 72 milliards 259 millions de Fc, soit 15 % des dépenses totales; (2) des frais financiers qui sont estimés à 32 milliards 603 millions de Fc, représentant 6,80% des dépenses de personnel qui sont évaluées à 94 milliards 132 millions 610 mille 62 Fc, soit 19,50 % des dépenses totales. (4) Les dépenses de personnel sont ventilées de la manière suivante :

A) Rémunération des          membres des Institutions politiques et coutumières : 6 milliards 718 millions 366 mille 251 Fc. Ce montant reprend les rémunérations du Chef de l'Etat, des vices-présidents de la République, des membres du Gouvernement, du Parlement, des Institutions citoyennes et des membres de leurs cabinets respectifs. Contrairement aux tabous des gouvernements passés, je me permet de vous indiquer à ce propos que le salaire mensuel du Chef de l'Etat s'élève à 10.500 Usd, les vice-­présidents perçoivent 7.500 Usd de salaires ; les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat reçoivent chacun 5.000 Usd.

B) Rémunération du personnel acti,f de l'Etat sur l'ensemble du territoire national :52 milliards 581 millions 16 mille 278 Fc. Concernant cette catégorie des dépenses, leur évaluation prend en compte l'augmentation de 20 % à partir de janvier 2004, pour le personnel de l'administration, le corps enseignant de l'enseignement supérieur et universitaire, de 30 % pour l'enseignement primaire et secondaire et professionnel et, enfin, du réajustement des frais de transport pour les agents et fonctionnaires de la ville de Kinshasa. Ce qui amène le net à payer du huissier de Kinshasa à 10.000 Fc. Une étude est en cours, aux fins d'améliorer le net à payer des agents et fonctionnaires de l'Etat de l'intérieur du pays.

C) Dépense accessoires du personnel: 29 milliards 276 millions 349 mille 82 Fc;

D) Rencontres locales: 5 milliards 556 millions 878 mille 451 Fc. (5) Des biens et matériels qui sont évalués à 43 milliards 456 millions 804 mille 909 Fc, représentent 90/0 des dépenses totales. (6) Des dépenses de prestations qui se situent à 25 milliards 37 millions 374 mille 394 Fc comptent pour 5,2% des dépenses totales. (7) Des transferts et interventions de l'Etat qui s'élèvent à 90 milliards 336 millions 487 mille 996 Fc, soit 18,7% des dépenses totales. Cette catégorie des dépenses est essentiellement composée des subventions (23 milliards 469 millions 535 mille 776 Fc), de la rétrocession aux régies financières et aux entités décentralisées (19 milliards 252 millions Fc) et les interventions de l'Etat (37 milliards 34 millions 591 mille 593 Fc). Les subventions comprennent, entre autres, la liste civile du Chef de l'Etat. Contrairement à ce que d'aucuns pourraient penser, cette rubrique ne constitue pas un salaire, mais sert plutôt à couvrir les charges liées à sa fonction, à l'instar de ce qui se fait dans tous les autres pays du monde. (8) Des dépenses d'équipement et de construction, de réfeCtion, de réhabilitation, d'adduction d'ouvrage et d'édifices qui s'élèvent à 124 milliards 659 millions 722 mille 639 Fc, soit 25,8% des dépenses totales. Il faut enfin relever le caractère social de ce projet de budget qui consacre 34% de ses ressources aux dépenses sociales.

François Mwamba ­

 


184 investisseurs belges à l’assaut de l’économie congolaise

Une mission économique officielle belge composée de 184 investisseurs séjourne depuis dimanche dernier à Kinshasa dans le but de proposer leur partenariat et leur expertise aux opérateurs économiques congolais dans plusieurs domaines des affaires. Lors de briefing dans la salle Virunga de l'hôtel Memling peu après l'arrivée de la mission, M. Reiner Nijskens, ambassadeur du Royaume de Belgique en ROC a rappelé à ses compatriotes tous les signaux positifs que présente actuellement la ROC, lesquels favorisent aujourd'hui mieux qu'aux années précédentes l'investissement étranger en général et belge en particulier.

L'ambassadeur belge a évoqué à cet effet la stabilisation de l'environnement macro-économique, l'ouverture de la ROC aux investisseurs étrangers et à la promotion du secteur privé ainsi que le besoin pressant des hommes d'affaires à étendre leurs activités. r Pour étayer cette assertion, M. Nijskens a évoqué le discours « très accueillant» du Chef de l'Etat Joseph Kabila lors de son passage le mois dernier en Belgique dans le cadre de sa première tournée européenne après la signature de l'accord global et inclusif.           .

Présentant justement la situation politique de la ROC, l'ambassadeur belge a affirmé que la situation actuelle de ce pays est propice et particulièrement bienveillante pour tout étranger qui vient y investir et . particulièrement pour les ressortissants belges.

« La ROC constitue une innovation en matière de politique internationale en ce que la transition entamée consensuellement par toutes les forces vives armées et non armées du pays est pilotée par un comité international d'accompagnement de la transition (CIA T) », a-t-il expliqué," M. Reiner Nijskeins a tout de même insisté sur quelques aspects commerciaux non négligeables dans l'exercice actuel des affaires en RDC, à savoir s'informer sur tous les circuits administratifs et juridiques car « la Fonction publique et la magistrature sont très diversifiées et complexes et donc, présentent une multitude de taxes et de procédures qui peuvent s'avérer tracassiers ». Ceci, avant d'insister sur le fait qu'il faut vérifier les termes de la loi, les qualités des partenaires congolais avec qui l'on veut travailler et enfin, insister sur la clarté au niveau des finances.

La commission économique belge dont les contacts préparatifs ont été organisés par Jean-Pierre Loucas, conseiller économique et commercial à l'ambassade de Belgique, est conduite en ROC par le vice-président de la région wallonne et ministre de l'Economie, PME,. Recherche et Technologies nouvelles, M. Serge Kubla. Ce dernier a précisé que la mission économique belge au Congo est une phase ultime de ses contacts avec le monde économique congolais: celle de sceller des partenariats, les étapes exploratoires étant déjà dépassées.

Ainsi, les membres de la mission belge, la plus importante envoyée dans le monde cette année, a eu, dans la journée du lundi, des séances de travail avec le vice-président de la République en charge de l'économie et des finances (Ecofin), Jean-Pierre Semba, les membres de la . Fédération des entreprises du Congo (FEC) avec à leur tête leur président Pascal Kinduelo Lumbu ainsi que ceux de la chambre de commerce belgo-congolaise. Hier, deux ateliers sociaux ont été organisés à savoir « l'atelier santé» et «r atelier transport » avec les responsables gouvernementaux du secteur et des entreprises congolaises intéressées dans deux domaines. La mission prévoit également de se rendre à Lubumbashi avant la fin de son séjour.

Benjamine KOKONGANDO

 

Affaire des ex-immeubles INSS achetés par Serkas

Une pétition du Grand Kasaï adressée au Chef de l’Etat

Une délégation de l’association Grand Kasaï composée des chefs coutumiers et du coordinateur de la jeunesse a été reçue en début du week-end dernier au Palais de la Nation, par le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, à qui elle a remis une pétition. Celle-ci, on le sait, est adressée au Président de la République, en sa qualité du premier magistrat du pays, afin qu’il casse la décision gouvernementale du 24 janvier 2004 relative à la vente publique des ex-immeubles INSS à l’homme d’affaires Serge Kasanda.

Dans leur restitution, les délégués du Grand Kasaï ont estimé que seul le Chef de l’Etat, garant de l’unité, de la paix de toutes les libertés fondamentales et rétablir Serge Kasanda dans ses droits par la mutation des titres des propriétés des immeubles achetés en son nom.

C’est dans ce contexte que l’organisation non gouvernementale « Avocats sans frontières » (ASF) s’est félicité dans un document qui est en fait le droit de rectification à la conférence de presse du ministre Kisimba Ngoy, de l’attachement de ce dernier au respect des décisions judiciaires, en saluant la suppression du tribunal inconstitutionnel institué pour juger de l’arrêt RCA 1447/1454 de la Cour d’Appel de Matadi et de son exécution le 10 janvier 2004 sous RH 27174 par le greffe du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe.

ASF note cependant que le ministre de la Justice s’est mépris en confiant le dossier de la vente publique des ex-immeubles INSS à l’Inspectorat général des Services du Conseil judiciaire. Pourtant, l’ordonnance n° 87/215 du 23 juin 1987 portant création de cette institution et a été abrogée pour inconstitutionnalité. Parce qu’elle avait pour mission de contrôler le fonctionnement des juridictions, des parquets en passant par l’examen des dossiers des registres et des copies des jugements jusqu’à la vérification des écritures comptables, et l’exécution de budget des recettes et dépenses des services du C.J..

Cette mission relève l’Ong ASF ne cadre pas avec l’esprit et la lettre de l’article 147 de la Constitution de la Transition pour un pouvoir judiciaire indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, tout en étant le garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens, avec l’impératif que les juges ne sont soumis dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi.

Or, l’article 1er de l’ordonnance n° 87/215 place l’Inspectorat général des services du Conseil judiciaire sous l’autorité du Président du Conseil judiciaire, ministre de la Justice : ce qui viole l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Ainsi donc, à l’appui de cette acceptation, l’article 203 de la Constitution de la Transition abroge toute législation actuelle en vigueur contraire à la présente Constitution. C’est ainsi qu’Avocats sans frontières/Congo estime que le ministre de la Justice aurait fait œuvre utile s’il confiait ce dossier pour un avis technique au Premier président de la Cour suprême de justice ou au président du Tribunal de Grande Instance de la Gombe qui, en vertu de l’article 66 du Code d’organisation et compétence judiciaires ont droit de surveillance et d’inspection sur les décisions de justice.

M.M.

 

Victor Ngezayo pointé gouverneur du Nord-Kivu

La réussite de la Transition repose sur la qualité des structures et des hommes chargés de les animer.

A l’heure de la réunification, le gouvernement doit mettre un soin particulier dans l’affectation, aux rouages de l’administration territoriale, des hommes dotés d’une capacité de mobilisation exceptionnelle afin de pouvoir rassembler et fédérer les différentes composantes de la société.

Les populations de l’Est qui réclament à cor et à cris des signaux forts de la part du gouvernement en ce qui concerne la réunification au niveau de la territoriale attendent avec beaucoup d’impatience la mise en place annoncée dans ce secteur et qui tarde à venir.

Dans la province du Nord-Kivu, des noms commencent à se chuchoter de bouche à oreille et dont le plus cité est celui de M. Victor Ngezayo, homme d’affaires avisé doublé de fin politicien.

En sa qualité d’opérateur économique, l’homme présente en effet plusieurs atouts et entreprend dans plusieurs secteurs à la fois, à savoir : les transports, l’hôtellerie, l’agro-industrie et d’autres services vitaux de développement dont il a une maîtrise indéniable.

En tant que politique, Victor Ngezayo est, dans la lutte pour le positionnement, l’un des rares personnalités à s’être mis au-dessus de la mêlée. Jamais, au plus fort de la guerre, son nom n’a été mêlé à aucune manœuvre politicienne qui aurait pu le disqualifier.

Bien au contraire, se rangeant toujours du bon côté, celui de la population, il a – comme celle-ci – été lui-même victime de spoliation de certains de ses biens, somme de plusieurs années de dure labeur.

Ayant gardé foi dans les lois du pays, son recours auprès des instances judiciaires de la République lui a permis de récupérer tous ses biens, sans agitation quelconque.

Force tranquille, Victor Ngezayo dispose désormais de toutes ses ressources tant matérielles que humaines qui peuvent conférer à son action à la tête d’une entité territoriale aux potentialités immenses comme celle du Nord-Kivu, des assises d’un leadership de qualité et rassurant.

Dans la configuration du leadership en pleine recomposition pour le Nord-Kivu, il y a font à parier que Victor Ngezayo paraît comme un homme incontournable, cet oiseau rare dont justement le gouvernement a besoin pour impulser les activités tant politiques, administratives qu’économiques d’une province meurtrie qui a besoin d’une main experte de sa trempe pour se reconstruire.

Véritable homme du peuple dont il partage toutes les préoccupations existentiables, Victor Ngezayo se distingue par sa simplicité, sa modestie, son humilité et sa générosité, mais aussi par sa virginité politique.

Dans une région qui a connu en l’espace de quelques années deux guerres les plus meurtrières, dont des protagonistes sont sortis les mains dégoulinant de sang humain, Victor Ngezayo est l’homme en qui la population peut se reconnaître.

Après les destructions résultant des guerres successives qui l’ont rendu exsangue, le Nord-Kivu placé de nouveau à la croisée des chemins, peut redevenir cette véritable industrie agropastorale de premier ordre qu’il avait été auparavant.

Dans la foulée de la reprise économique, la province du Nord-Kivu peut aussi recouvrer sa place de choix dans le domaine touristique, moyennant la réhabilitation des infrastructures telles que celles du parc national de Virunga. Hier l’une des destinations touristiques les plus attractives et attrayantes, ce parc national qui est un patrimoine mondial, n’est plus que l’ombre de lui-même.

Depuis juillet 2000, Victor Ngezayo s’est doté d’un parti politique, le Mouvement des patriotes congolais (MPC) dont il pourrait se servir comme d’un instrument de travail pour canaliser les initiatives et fouetter l’imagination et la créativité dans la démarche visant à réconcilier la mosaïque d’ethnies antagonistes qui fragilisent la paix et la sécurité du Nord-Kivu, freinant son développement harmonieux.

Selon un sondage d’opinion réalisé par notre confrère « Le Monitor » sur les partis politiques en vue au Nord-Kivu et dans le Grand-Nord en général a plébiscité le MPC comme parti leader (67%), surclassant tous les autres concurrents sur terrain dont le RCD qui n’a obtenu que 10 %.

Ce résultat en lui-même constitue un témoignage de l’adhésion populaire au Mpc et d’un soutien au leader qui incarne ses aspirations, lesquelles sont aussi celles de la population.

De là à conclure que, en dehors de toutes considérations politiciennes, la population du Nord-Kivu accueillerait favorablement la désignation de Victor Ngezayo au poste de gouverneur de cette province, il n’y a qu’un pas que plus d’un observateurs n’hésiterait pas à franchir.

Citaf

 


Mines : partenariat Belgique-RDC scellé

BUGECO met son expertise au service du secteur minier congolais

Identifié comme étant l’un des pays pauvres de la planète, la RDC n’en demeure pas moins un scandale géologique de par sa réserve abondante et étendue en ressources minières et en substances précieuses. Cette réalité bien connue des Congolais leur est davantage confirmée par l’intérêt manifeste des investisseurs étrangers pour le secteur minier congolais.

C’est le cas actuellement d’une société belge dénommée Bureau of geological consultancy S.A (BUGECO) qui est déterminée à mettre son expertise au service de l’exploitation minière en RDC. Cette entreprise projette en effet de réaliser très prochainement des recherches visant à découvrir d’autres espaces miniers ainsi que d’autres minerais existants mais non exploités de la RDC et plus précisément dans le Kasaï. Le directeur de BUGECO, M. Gérard De La Vallée Poussin, présent à Kinshasa dans le cadre de la mission économique belge, s’est entretenu avec un échantillon de la presse locale à cet effet. Il a tenu à exprimer son appréciation du nouveau code minier congolais : « La réputation du Congo des années passées ainsi que la réglementation en matière des mines n’étaient pas du tout propices aux investissements étrangers dans ce secteur comme cela l’est aujourd’hui avec le nouveau code minier congolais. Ce dernier se trouve être compté parmi les meilleurs de l’Afrique dont les garanties suffisantes de sécurité dans l’exploitation sont totalement fournies ».

Le directeur de BUGECO a aussi indiqué que plus de deux millions de dollars obtenus de la Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds vont financer ce projet en partenariat avec le ministère des Mines de la RDC. Sa société agissant en même temps que conseil et opérationnel, l’expertise du BUGECO en RDC contribuera également à moderniser son secteur minier comme dans plusieurs pays africains et de l’Amérique du Sud tel le Mali et la Chine.

Benjamine-Mamy KOKONGANDO