24 mars 1969 – 24 mars 2004
Il y a 35 ans depuis que s’est éteint à Boma, dans le Bas-Congo, où il
s’était retiré après le coup d’Etat qui le renversa en 1965, le premier
Président de la République Démocratique du Congo, M. Joseph Kasa-Vubu. A part
ses funérailles en 1969, c’est la première fois que la commémoration de la mort
de celui que la nation congolaise appelle « le père de
l’indépendance » a été organisée avec éclat à Boma. Ce 35è anniversaire de
la disparition de M. Joseph Kasa-Vubu a, en effet, été célébré mercredi passé
autour d’un imposant culte d’action de grâce officié par le vicaire général du
diocèse de Boma, Mgr Théodore Minda Sambu. La cérémonie organisée par le comité
urbain des œuvres Président Kasa-Vubu (OPK)/Boma sous la conduite de son
président, M. Matshoba a drainé une foule nombreuse des sympathisants ayant
pris d’assaut la cathédrale pleine jusqu’à faire tenir debout une assistance
débordante dehors. On a remarqué la présence à ce culte du maire de Boma, M.
Joachim Kwabi Mabiala, du chef de division Lubanzu Bunga et des membres du
comité urbain de sécurité ; L’homélie du vicaire général Théodore Mbinda
pendant le culte et, à la fin de celui-ci le mot du président urbain des OPK
Asbl ont été les points marquants de la manifestation. Mgr Mbinda a ressorti
les qualités d’homme d’Etat de M. Joseph Kasa-Vubu qui selon le prélat, s’était
valablement acquitté de sa mission à la tête du pays en s’investissant
au-dessus de la mêlée des turbulences de l’époque, dans la protection du
patrimoine national. Ila ensuite défini les qualités morale, spirituelle et
intellectuelle que possédait le Président Kasa-Vubu. La sagesse du feu premier
Président de la RDC, paroissien fervent de la cathédrale Note Dame de
l’Assomption, humble, modèle, respecté et respectueux, cultivant la crainte de
l’Eternel et l’amour du prochain. Arès le culte religieux, l’assistance a eu
droit à un cocktail servi à la salle paroissiale St Antoine. Chacun s’en retournait
donc chez soi avec le sentiment que cette fois, même si les autorités ne
s’impliquaient pas encore résolument dans un épanchement de gratitude pour
rendre un hommage mérité à la mémoire du premier Président de la République, au
moins la cérémonie de la cathédrale Notre Dame de l’Assomption aura-t-elle
épongé les complexes des uns et les frustrations des autres. Sans doute pourra
ainsi s’amorcer désormais le processus de réhabilitation de la gloire du
pionnier Kasa-Vubu à travers les âges et les générations congolaises à venir.