Lutte contre la fraude au port de Matadi

L’OCC/BC a réalisé plus de 4 millions FC de recettes sur excédents de poids pour février 2004

*Sur 7 envois transférés à Kinshasa et totalisant 160.808 Kgs déclarés, le poids constaté est de 232.700 Kg soit un excédent de 71.892 Kg soit 44,70% de plus

 

            Le département provincial de l’Office congolais de contrôle à Matadi continue avec courage et détermination, mais sans stigmatisation ni méchanceté excessive sa traque contre les importateurs fraudeurs.

            Selon un document officiel dont La Cité Africaine a pu se procurer une copie et qui a été établi par le service Suivi Mouvement Containers & Marchandises en conventionnel à Matadi – quelques extraits sont publiés ici - , 27 cas de fraude avérés sur poids ont été recensés : 28 ont été complètement traités à Matadi même tandis que 0 le seront à Kinshasa où les envois ont été transférés. De ces 28 cas traités à Matadi même, l’OCC a recouvré un montant de FC 4.136.503,02 FC.

            En fait, ce montant ne représente que les taxations effectivement recouvrées. Ce qui est dû en totalité est beaucoup plus élevé. Un certain nombre d’importateurs n’avaient pas encore réussi à rassembler les suppléments qui leur avaient été réclamés pour les excédents de poids constatés. Les 9 envois transférés sur Kinshasa totalisent en poids réel 232,7 tonnes alors que le poids total déclaré est de 160,808 tonnes. L’excédent est de 71,892 tonnes, soit 44,70% de plus par rapport au poids déclaré.

            Le deuxième constat concerne le genre des marchandises objet de la fraude. Dans la plupart des cas, il s’agit de ce qu’on appelle « marchandises diverse ». On sait qu’en règle générale, celles-ci appartiennent à tous ces informels qui s’en vont acheter à l’étranger des marchandises de tous genres qu’ils chargent sur des containers.

            Enfin, on ne peut ne pas remarquer que la quasi totalité des fraudes les plus graves concernent des marchandises qui proviennent de Dubai et qui ont été transportées par le même bateau ou le même armement. Ce fait devrait être examiné avec soin dans la mesure où la responsabilité du transporteur et des expéditeurs est pleinement engagée.

            Les documents de transport qu’ils délivrent sont visiblement pleins de complaisance.

 

Procès d’intention

 

            La présentation de ces résultats devrait faire cesser les divers procès d’intention entrepris par les déclarants en douane et les importateurs qui accusent l’OCC d’avoir déclaré la guerre contre des gens au-dessus de tout souçon.

            Les mêmes personnes accusent aussi l’OCC de pratiquer une taxation excessive à l base des fraudes, les importateurs étant incapables de faire face à ces frais. Les cas recensés et sanctionnés par l’OCC montrent que les fraudes sont une bien triste réalité et que les importateurs sont loin d’être les enfants de chœur qu’ils prétendent être. Pas plus que les transitaires qui les couvrent. Les plus honnêtes parmi ces transitaire reconnaissent d’ailleurs les faits et lors de notre séjour dans la ville portuaire, des cas concrets nous ont été exposés.

            Les fraudes sont sur tous les plans : position, prix ou encore le poids. L’Occ est  outillé pour démasquer tous les cas. Le pont balance rétablit le poids réel, redressement dont bénéficient aussi l’Onatra et l’Ofida.

            Concernant les prix, l’OCC s’enorgueillit de posséder une banque de données à nulle autre pareille grâce à la chaîne des représentants de la SGS avec qui il est lié par contrat et grâce au site Internet qui les relie dans le monde entier.

            Même si, comme on dit, seuls 30% des marchandises débarquant à Matadi sont contrôlés à l’embarquement et voyagent donc avec le fomeux certificat de vérification, l’OCC peut obtenir en un temps record toutes les informations utiles sur les prix dans n’importe quel pays. Car si les prix ont été libéralisés, leur niveau peut être vérifié dans le pays d’origine des marchandises, sur le même article ou un article semblable ou la même aire géographique.

            Cette réalité est reconnue par l’Ofida et dans son programme de réforme et de modernisation, la DG exposait que l’Office continuerait à recourir à cette banque de données en attendant de mettre en place son propre service valeur.

            Enfin, concernant la taxation, l’OCC/Bas-Congo comme d’ailleurs la DG à Kinshasa fait remarquer qu’il ne prélève que 3% CIF contre entre 8 et 35% à d’autres services.

LM